France -Belgique : Le Refuge coopère avec la Fédération arc-en-ciel Wallonie

Né en mai 2016, le projet de coopération entre l’association « Le refuge » et la Fédération arc-en-ciel Wallonie qui rassemble les associations LGBT de Wallonie prend forme. Face à l’exclusion...

Né en mai 2016, le projet de coopération entre l’association « Le refuge » et la Fédération arc-en-ciel Wallonie qui rassemble les associations LGBT de Wallonie prend forme. Face à l’exclusion et le rejet, des solutions existent pour les jeunes homosexuels et leurs familles. Après une première rencontre entre les deux associations, le travail continue. Garçon a rencontré Thibaut Delsemme, coordinateur et chargé de développement à la Fédération arc-en-ciel Wallonie afin d’en savoir plus sur ce travail de collaboration inédit.  

Le projet est né d’une rencontre entre deux associations. En mai 2016, Frédéric Gal, directeur général de l’association « Le Refuge » de Montpellier est l’invité d’un workshop de l’asbl des Fiertés Namuroises. Les deux organismes sont depuis un an en contact afin d’établir une coopération qui sera établie en 2018. Fondée en 2003, Le Refuge a pour devise : « lutter contre l’isolement des jeunes ». L’objectif primaire de l’organe a toujours été de lutter contre l’errance à travers la mise en place d’hébergements temporaires et d’un soutien psychologique aux jeunes gays victimes d’actes homophobes. La Fédération arc-en-ciel Wallonie a voulu s’associer à cette association historique autour d’un projet à la fois préventif et informatif.  

Subventionnée par la région wallonne, la Fédération arc-en-ciel Wallonie est implantée dans l’ensemble de la région avec pas moins de 7 maisons arc-en-ciel. Espace d’échange et de rencontre, l’association ne dispose pas de ligne permanente mais tente d’élaborer des projets durables localement. Elle agit également au niveau national en discutant avec les acteurs ministériels et associatifs pour diffuser son action.  

Prévention et médiation 

Quand on parle de jeunes en situation de détresse, il est très difficile de quantifier. En 2015, Le Refuge a accueilli 194 jeunes, un chiffre élevé qui cache une vérité peu énoncée. Pour Thibaut Delsemme : « Souvent il y a un fort sentiment de culpabilité, ils se cachent. ». Face à des actes d’homophobie ou de transphobie très souvent les jeunes gays se sentent impuissants notamment quand cela se passe dans le cercle familial. « On reçoit des appels de jeunes belges en détresse qui nous sont transférer du Refuge. On a reçu une dizaine de demandes pour l’année 2016. ». L’objectif de l’association c’est d’abord la prévention puis la médiation : « On doit d’abord essayer de discuter afin de replacer le jeune dans sa famille. L’accueil et l’hébergement sont des solutions de dernier recours. ». N’ayant que 3 studios étudiants dans le centre de Namur, l’organe n’a pas les moyens.  

Mûrit depuis déjà un an, le projet est en pleine construction. Pour Thibaut : « une aide technique et économique de la région et du pays est possible ». Pour le jeune homme, ce financement apporterait plus de crédibilité à la coopération entre les deux asbl. Pas encore très officielle, les liens entre Bruxelles et Montpellier se tissent. Une réalisation associative entre deux pays qui n’est pas prête de s’effondrer.  

Vous aimerez aussi :

FERMER
CLOSE