Vidéo : T’es un bonhomme !

Pour le Mobile Film Festival, Sylvain Certain a réussi à livrer une petite pépite ! On regarde, on vote, on partage !

Pour le Mobile Film Festival, Sylvain Certain a réussi à livrer une petite pépite !

 
 

Le principe est simple : 1 minute, 1 film, 1 mobile. Mais surtout, arriver à raconter une histoire qui tienne la route. Mieux, qui nous touche. C’est ce que Sylvain Certain a réussi à faire avec son court-métrage T’es un bonhomme ! En une minute, le spectateur passe par plusieurs émotions jusqu’à la chute. Pourquoi on vous en parle ? Parce que c’est bien réalisé, le résultat à l’écran est surprenant quand on sait que tout est filmé au téléphone. Mais surtout pour le sujet du film, qui contre-balance un bon paquet de clichés quand on pense banlieue et homosexualité. Sylvain Certain a accepté de répondre à nos questions.

 

 

PEUX-TU TE PRÉSENTER ?

Je suis auteur-réalisateur et technicien image depuis une dizaine d’années. Je suis un pur autodidacte ayant fait mes classes dans une banlieue sans histoires de Seine-Saint-Denis. J’ai réalisé mon premier court-métrage auto-produit en 2007, qui s’appelait Slave et traitait de l’esclavage moderne dans le milieu de la mafia russe.
Je me suis ensuite lancé dans le film très court qui correspondait à mes moyens au départ, et qui est devenu une véritable spécialité, car j’aime le défi de raconter de grandes histoires et de faire passer des messages forts en très peu de temps.

 

COMMENT T’ES VENUE L’IDÉE DU COURT-MÉTRAGE ?

J’ai grandi dans un pavillon collé à une petite cité. J’y étais souvent fourré et ai côtoyé pas mal des ses habitants. Je me suis rendu compte que ces quartiers sont encore des microcosmes où les libertés et la tolérance ne sont pas aussi développées qu’ailleurs en France.
Je savais que certains de mes amis était homos, mais qu’il était absolument impossible pour eux dans leur contexte familiale de le révéler au grand jour, sous peine d’exclusion.

 

POURQUOI CE SUJET EN PARTICULIER 

Je voulais dire que pour moi, le courage c’est pas de démontrer une supériorité physique dans la violence. Que le respect des autres ne s’acquiert pas a coups de poings. On devient un homme quand on décide de s’assumer totalement, en dépit de la dangerosité que cela peut comporter. Willy est pour moi dix fois plus un homme que les gamins qui agressent les gens comme lui, sans doute jaloux de son courage.

 

QU’EST-CE QUI A ÉTÉ LE PLUS DIFFICILE ?

Le tournage s’est remarquablement bien passé, pour le peu qu’on était. Il n’y avait que les trois comédiens, Damien au son, et moi pour le reste. On a tous été multifonctions sur ce tournage, comme souvent sur les courts auto-produits. Les vraies contraintes étaient dues essentiellement à la prise de vue avec le smartphone qui, bien qu’étant très performant en vidéo, reste à la base un téléphone… Et la minute, durée maximale imposée par le Mobile Film Festival, était aussi dure à tenir. Mais au final, on s’aperçoit que cela nous permet de nous débarrasser de tous ce qui n’est pas essentiel, et de garder la sève du film. Donc que du positif !

 

 

SI TU REMPORTES UN DES PRIX, AS-TU DÉJÀ DES PROJETS EN TÊTE ?

Mon problème c’est que j’ai trop de projets en tête, et pas assez de moyens pour tous les sortir de ma tête. Donc si par extrême bonheur je gagne un prix, cela sera absolument pas un problème pour moi.
D’ailleurs, s’il y a des potentiel(le)s producteurs(trices) qui nous lisent, n’hésitez pas à me contacter ! Je suis sur qu’on aura plein de choses à se dire…

 

 

Le film vous a plu ? N’hésitez pas à le dire en votant avant le 21 février ! Ça se passe ici !

 

PLUS D’INFOS

soflyproduction.wixsite.com/sylvaincertain
www.mobilefilmfestival.com

Sarah Boudena

Chez Garçon Magazine, on trouve aussi des filles ! Sa passion secrète : Le binge watching. Bien installée sur son canapé, emmitouflée dans son plaid, avec son chat et son amoureux.

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