Photographie : Christophe Boulmé, au-delà des images

Pour vous, Rémi est allé à la rencontre du photographe Christophe Boulmé !

Pour vous, Rémi est allé à la rencontre du photographe Christophe Boulmé !

 
 

 
Un point commun entre Alban Ivanov, Marie Myriam, Michael Jackson, Sheila, Jamel Debbouze et Issa Doumbia ? C’est d’avoir un jour croisé l’objectif d’un photographe atypique, drôle, gay, mais surtout très discret.
 
 

LES FANS DE MICHAEL JACKSON ET DE SHEILA VOUS CONNAISSENT ET, EN FAIT, TOUT LE MONDE A DÉJÀ CROISÉ UNE ŒUVRE DE CHRISTOPHE BOULMÉ. VOUS ÊTES UN ARTISTE DISCRET, LOIN DU « STAR SYSTEM ». POURQUOI ?

Un énorme paradoxe quand on sait que mes anciens collaborateurs aiment dire de moi que je suis « mégalo » (rires). Je ne me trouve pas plus discret que mes confrères pourtant. C’est vrai que, pour le moment, je ne partage pas beaucoup mon travail. Ça changera peut-être : mon métier n’est pas vraiment d’être sous les projecteurs, mais plutôt derrière. C’est assez gratifiant d’être reconnu par ce qu’on arrive à produire et non parce qu’on est « bankable » ou dans les bons circuits. Je ne suis pas un collectionneur de têtes ni de richesses. Ma seule richesse ? C’est de travailler avec les gens que j’aime et arriver à continuer à faire du bon boulot…

 

VOUS ŒUVREZ OU AVEZ ŒUVRÉ POUR DES GRANDS NOMS (QU’ILS SOIENT OU NON INTERNATIONAUX). RACONTEZ-NOUS UN PEU CE QUE C’EST QUE DE TRAVAILLER POUR DES MONSTRES SACRÉS COMME LORS DE VOTRE PRÉSENCE SUR LE CLIP DE STRANGER IN MOSCOW.

C’est très abstrait. Je ne suis pas sûr qu’il y ait de recette. C’est comme des montagnes russes (rires). Faut être un peu kamikaze en fait, car tout le monde vous attend au tournant. Mais, honnêtement, on n’y pense pas, surtout quand on est passionné. Ça doit être ça le secret : la passion et le respect. Je me sens parfois privilégié d’autant que je n’ai jamais fait aucune démarche pour avoir été là où je me suis trouvé. J’ai juste travaillé. J’avais des choses à dire, à faire. Ceux qui l’ont compris, comme Michael Jackson, m’ont donné l’opportunité de l’exprimer et ça s’est fait tout seul. Un évènement comme Stranger est aussi la résultante de plusieurs années de collaborations avec lui, d’une preuve de confiance. Je ne suis pas calculateur, donc je regrette un peu que ça m’a empêché d’aller plus loin par la suite, prenant « trop » d’importance sans doute, mais je ne regrette aucune seconde, aucune minute et il me reste un travail que beaucoup apprécient encore aujourd’hui et c’est le plus important.

 

« Ce que la testostérone se censure d’exprimer, le milieu gay le fait sans pudeur et rappelle que ça existe… »

 
 

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Sarah Boudena

Chez Garçon Magazine, on trouve aussi des filles ! Sa passion secrète : Le binge watching. Bien installée sur son canapé, emmitouflée dans son plaid, avec son chat et son amoureux.

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