Décès de Miss Koka (Philippe Frédière) – Artiste transformiste

Il y a des gens que l’on pense immortels. On n’envisage pas la mort d’un clown par exemple. Il y a des gens qui ont toujours le sourire, qui...

Il y a des gens que l’on pense immortels. On n’envisage pas la mort d’un clown par exemple. Il y a des gens qui ont toujours le sourire, qui communiquent la joie de vivre immédiatement.

 
 

Ces gens sont notamment ceux que l’on croise la nuit, quand il fait toujours beau, ceux là on ne les imagine pas mourir, bêtement ,dans un hôpital…

Miss Koka était de ceux là : un personnage gargantuesque et glamour XXL qui déconcerte puis vous amuse et enfin vous attendrit.

Chaque année à l’approche du festival de Cannes, je me réjouissait de retrouver celle qui aurait pu être ma « mère », elle était notre mère à tout(e)s. Une présence bienveillante qui fait en sorte que tout le monde se sente bien, on est chez elle comme chez soi.

 

 

Je ne me permettrai pas de parler de Philippe que je connaissais peu, et qui vivait derrière le personnage, mais parler de Koka c’est déjà beaucoup : un sens de la répartie, du show et de la fête peu communs : elle a illuminé pendant 30 ans les nuits cannoises et niçoises, animé tant de croisières, soirées…

La France n’a pas la même culture transformiste qu’aux Etats-Unis ou en Angleterre et ici on respecte peu ces artistes malheureusement. Car il suffisait de voir Koka sur scène deux minutes pour saisir l’immensité de son talent.

Alors je garderai en mémoire cette dernière fois où nous nous sommes vus à Paris et où tu m’as pris dans tes bras, si chaleureusement et spontanément. J’étais un peu surpris, mais flatté, et impressionné aussi. Voilà quelqu’un d’extraordinaire qui disparaît beaucoup trop tôt et nous prend tous de court.

Aujourd’hui nous sommes tristes, mais je suis certain que tu ne voudrais pas que l’on pleure trop longtemps, juste que l’on se rappelle de toi avec un grand sourire.

Car évidemment quand on est un artiste … the Show must go on !

 

Ciao Koka !

 

Ce petit portrait de Koka par Ricky Mastro permet de se rappeler de qui elle était et découvrir sa grande sensibilité derrière le trublion :

 

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