Le comédien Daniel Cardoso a besoin de vous !

À 35 ans, le comédien et metteur en scène se lance dans l’aventure du one-man-show. En septembre prochain, ce grand fan d’Élie Kakou proposera son premier seul en scène...

À 35 ans, le comédien et metteur en scène se lance dans l’aventure du one-man-show. En septembre prochain, ce grand fan d’Élie Kakou proposera son premier seul en scène Contes de faits sur les planches du théâtre Montmartre-Galabru. Un rêve qui deviendra enfin réalité grâce à votre aide…

 

D’où vient ce désir de créer ton propre one-man-show ?

J’ai commencé l’improvisation à l’âge de 13 ans et j’ai fini par en monter un spectacle qui a fait plus de 100 dates sur Paris en 2 ans. J’adore la scène et le contact qu’on peut avoir avec le public, il y a un échange intense et vrai. Du coup, à force de faire de la scène et d’avoir des choses à dire, je me suis tourné vers le one-man.

 

Quel a été l’élément déclencheur ?

J’ai présenté des conventions sur les séries américaines en présence des acteurs et je passais les week-ends sur scène à « faire le show » : il y en a un en particulier, où avec les acteurs on est complètement partis en vrille, et là ça a été LA révélation…. Il fallait que je continue à délirer avec le public.

 

« Je pars d’un constat sur notre société qui juge négativement le célibat passé un certain âge »

 

De quoi va parler ce one-man-show Contes de faits ?

Je pars d’un constat sur notre société qui juge négativement le célibat passé un certain âge, qu’on soit homme, femme, gay, hétéro… et, de là, il y a une rencontre, un conte à lire à un enfant puis, bien évidemment, la vie aux États-Unis quand on est Français [il a vécu un an aux États-Unis, ndr]. Un personnage en particulier, haut en couleur, viendra l’expliquer, mais là je ne peux pas en dire plus, il faut garder la surprise… Disney en prend un peu plein la tête (surtout Blanche-Neige et la Reine des Neiges), à travers le conte que je raconte à la gamine. Je pars en impro, et « dénonce » les dérives backstage qu’on ne voit jamais dans ce monde aseptisé.

Comment vas-tu faire pour te différencier des one-man-shows qui existent déjà ?

Je pars du principe, que chaque personne est différente, il y a déjà le contexte du show en lui-même, mais aussi pas mal de choses que je dénonce toujours sur un ton humoristique, que ce soit lié à la sexualité ou aux religions ou même à l’alimentation. Et puis il y a ce fameux personnage dont je ne peux pas parler qui me demande énormément de travail de préparation, qui devrait en ravir plus d’un et d’une, qui me fait rire tout seul quand je répète. C’est déjà bon signe. (Rires)

 

« Tout seul il est très difficile de mettre en place un tel spectacle, on ne se rend pas souvent compte du coût que cela engendre. »

 

Aujourd’hui, tu demandes de l’aide aux internautes avec ton Kiss Kiss Bank Bank. Quel serait l’argument pour convaincre nos lecteurs de t’aider ?

Tout seul, il est très difficile de mettre en place un tel spectacle, on ne se rend pas souvent compte du coût que cela engendre. Dans ce spectacle, je fais en sorte que chaque personne retrouve des situations déjà vécues, ou en découvre d’autres qui les feront voyager ou réfléchir. Du coup, dans les différentes contreparties (correspondant aux mises de chacun), il y a aussi moyen de voir l’envers du décor et de se sentir encore plus proche du projet.

 

 

Envisages-tu une tournée ?

Bien sûr ! Si les 16 premières dates sont un succès, et que je réunis la somme nécessaire, c’est un des projets de ce show.

 

« J’aime aussi beaucoup Julie Ferrier, qui a une capacité à entrer dans des personnages tous plus délirants et vrais les uns que les autres. »

 

Parle-nous de ton parcours de comédien…

Comme je le disais, je suis issu de l’improvisation, un domaine que j’adore et qui m’éclate par sa difficulté et son dynamisme. On ne sait jamais où on va. Je viens aussi de jouer pendant 4 mois les Fourberies de Scapin au Théâtre du Nord-Ouest [Paris 9, ndr], et c’était génial de se confronter à ce grand classique de Molière. J’ai aussi été présentateur d’une émission pour les 15/25 ans sur une chaîne bilingue franco-portugaise, fait quelques apparitions dans des séries comme Scènes de Ménages ou Capitaine Marleau. Et j’ai aussi 3 ans de scène (que je continue toujours d’ailleurs) sur les fameuses conventions.

Quels sont tes références dans le domaine du spectacle et du one-man-show ?

J’adorais Élie Kakou, qui nous a quittés bien trop tôt. J’aime aussi beaucoup Julie Ferrier, qui a une capacité à entrer dans des personnages tous plus délirants et vrais les uns que les autres, Florence Foresti, qui a un dynamisme à tout rompre et qui décrit aussi des choses de la vie courante avec une telle vérité.

 

« J’aime beaucoup aller jouer au baby-foot au Freedj. »

 

Tu es aussi un grand aventurier puisque tu es parti pendant plusieurs années en road trip aux États-Unis. Dans quel but ? En quoi ce voyage t’a-t-il nourri ?

Alors, en fait, sur des coups de tête, je suis parti vivre au Portugal, puis en Angleterre et enfin un an aux États-Unis. Année que j’ai finie par un road trip de 10 000 km et 5 ans après j’ai remis ça, un autre road trip là-bas de 11 000 km. On entend souvent parler des États-Unis, sans jamais vraiment savoir de quoi il en retourne. Je voulais découvrir tous les paysages, les différentes cultures, sentir cette liberté dont on parle toujours, les immenses plaines, le Far West…

Ces voyages m’ont clairement ouvert l’esprit, appris à ne plus avoir peur, donner l’envie de vivre à fond, montrer qu’un rêve est réalisable si on se bat pour, sans jamais rien lâcher, Des rencontres extraordinaires

 

Tu es Parisien. As-tu un lieu de sortie favori où on peut te croiser ?

 J’aime beaucoup aller jouer au baby-foot au Freedj, ou passer de longues soirées à discuter sur la terrasse du Labo.

 

Vous souhaitez aider Daniel Cardoso à réaliser son rêve ?

www.kisskissbankbank.com/contes-de-faits

Propos recueillis par Grégory Ardois-Remaud

 

Grégory Ardois-Remaud

Nantais d’origine, le jeune journaliste est un passionné avant tout qui aime s’évader dans le jardinage ou la littérature. Son talent caché ? Il connaît la bio de Louis de Funès sur le bout des doigts.

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