Nilda Fernandez : « La sexualité de quelqu’un n’est pas un secret, mais on ne se définit pas que par la sexualité»

Nilda a notamment été connu pour des tubes tels que « Nos Fiançailles » ou bien encore « Madrid, Madrid », « Petit garçon », en France tout du moins, puisque sa carrière s’est poursuivit...

Nilda a notamment été connu pour des tubes tels que « Nos Fiançailles » ou bien encore « Madrid, Madrid », « Petit garçon », en France tout du moins, puisque sa carrière s’est poursuivit en Russie et bien ailleurs. Il nous revient aujourd’hui avec une biographie qu’il a souhaité écrire lui même, pour nous raconter des épisodes de sa vie « 1001 vies, 1001 voyages » et une série de concerts qui ont débutés le 9 mars dernier au Divan du Monde.

Je suis allé à sa rencontre, quelques jours avant qu’il ne remonte sur scène en France, partager un verre, parler de ses « épisodes de vie » et de ceux à venir.

Son nouveau livre son « autobiographie » (même s’il n’aime pas cette idée tant qu’on est de ce monde), c’est une écriture sans détour, incisive, crue, qui raconte les choses telles qu’elles sont : moches parfois, belles souvent. Nilda ne souhaitait pas embellir la vie, sa vie, ni celle des autres qu’il a croisé pendant ces années. Ce livre ne se lit pas, il se vit comme je l’ai relevé et comme Nikos Aliagas l’a également perçu lors de sa récente interview.

Au bout de quelques minutes nous parlons d’un thème important lié à une vie de globe trotter : le « manque ». C’est alors que je découvre alors un peu plus la poésie de Nilda, aussi brute et étonnante que son livre ou sa musique : « J’ai résolu la question : une fois pour toute, sans que cela ne soit du snobisme, je suis persuadé que tout nous manque. On arrive au monde avec un manque absolu, tout nous  manque, les autres, j’en suis sur. Je ne sais pas si nous étions Adam ou Eve ou plus mais nous sommes des orphelins de tous, que l’autre soit bon ou mauvais, il nous manque. C’est fondamental. Cela m’a tranquillisé car je ne recherche plus ce qui me manque.»

Une voix qui brille de douceur et de féminité (avec un fond sonore rock, on le perçoit) qui a souvent soulevé la question de son homosexualité.

« La sexualité de quelqu’un n’est pas un secret, mais on ne se définit pas que par la sexualité. Je ne le suis pas cependant ».

 

Nous évoquons la place de l’homosexualité dans le monde et à Cuba en particulier où il a connu des homosexuels et où la vie n’est pas aussi difficile qu’on pourrait le penser. En Russie, le chanteur avec qui il tournait est homosexuel et ce dernier ne vit pas une vie paisible, où la répression est présente, même venant d’homosexuels notoire qui se répriment.

« La répression m’est inconfortable, ces gens se châtient eux mêmes de ce qu’ils sont et je trouve cela très triste ».

 

Détour par la politique, nous parlons des valeurs Chrétiennes portées par François Fillon. Nilda s’en amuse puisque « Jésus allait avec des prostitués, des gens de mauvaise vie, avec peut être dedans des homosexuels aussi tu vois ? Il faut aimer son prochain comme soit même. Point, c’est un absolu. Les valeurs Chrétiennes ? Tu paieras ta femme comme toi même… »

Le 9 mars au Divan du Monde : Ze Gang, le groupe qui accompagne Nilda oeuvre sur la basse, l’accordéon, la batterie. Alors que Armande Altai d’installe à mes côtés, que je croise Jean-Louis Dreyfus dans la salle ou bien encore Ysa Ferrer, le concert défile sur des rythmes hispaniques, rock, joyeux avec notre Nilda au coeur de la salle pour commencer, accompagné par un tango enflammé pour continuer et assis au bord de la scène avec la femme de Nino Ferrer au téléphone…on aurait dit « Le Sud ».

Retrouvez le sur les quelques dates françaises mais aussi au Maghreb avant de le découvrir dans une soirée à l’Alhambra le 30 avril prochain.

 

Rémi BERGER

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