Purge en Tchetchenie, les supposés « camp-anti gay »

Argun, en Tchétchénie, 52km carré, 35 000 habitants, des hôtels étoilés,  et un « camp de concentration gay ». La destination parfaite pour vos prochaines vacances. Après avoir arrêté plus de 100 personnes...

Argun, en Tchétchénie, 52km carré, 35 000 habitants, des hôtels étoilés,  et un « camp de concentration gay ». La destination parfaite pour vos prochaines vacances. Après avoir arrêté plus de 100 personnes soupçonnées d’être gay, les autorités auraient établi une prison pour stocker, humilier et torturer ces hommes.

 

Il fait bon vivre en Tchétchénie, un état en presque guerre civile, des températures à tuer un ours polaire, un « président » qui règle ses différends avec ses ministres sur un ring de boxe, et l’influence plus que marquée de Vladimir Poutine. La Tchétchénie, c’est la destination idyllique, surtout pour les personnes LGBT.

Après avoir fait une rafle de 100 hommes homosexuels, le magazine Novaïa Gazeta annonce qu’il est en mesure de prouver que des « Camps de concentration anti Gay » existent bel et bien, dans la ville d’Argun.

C’est donc à quelques kilomètres de la capitale que l’on peut assister au parfait respect des droits de l’Homme, dans un ancien quartier militaire, censé être officiellement vide. Emprisonnement, violences, maltraitance, un programme encore plus alléchant que les activités proposées au club Med.

 

Le présumé camp de concentration anti gay

 

Et dans ce cauchemar qui se déroule aux frontières de l’Europe, les témoignages des victimes surgissent.

Qu’ils sont vilains ces journalistes de l’opposition ! Le dirigeant tchétchène, Ramzan Kadyrov ne s’est pas privé pour affirmer que l’hebdomadaire russe n’était qu’un tissu de mensonge. Forcément, c’est toujours gênant quand les fouilles merdes viennent publier les petites atteintes aux droits des Hommes, pour montrer du doigt des pratiques un tout petit peu « border line ».

La « chasse à la tapette » aurait débuté en début d’année, et au total ce sont 3 citoyens qui auraient perdu la vie. Novaïa Gazeta craint que ce chiffre soit très bas par rapport à la réalité.

Bien évidemment le gouvernement a tourné cette information au ridicule, car le pays est pur et épargné de toute homosexualité. La haine et la violence envers les personnes LGBT est quelque chose que le gouvernement justifie. Bah oui après tout, c’est connu, « pas de pédé chez nous ».

 

Publiés le 1er avril, comme si c’était une mauvaise blague, les témoignages des rescapés sont tout simplement terrifiants.

Frappés régulièrement, humiliés, battus, torturés,  les plus chanceux ont même le droit à un petit coup d’électrocution, plein jus !

Blessures de deux hommes qui ont témoigné

 

Mais les autorités ne perdent pas le nord, ils corroborent un système d’extorsion de fonds

« De l’argent contre le silence et la liberté »

Evidemment, martyriser les pauvres, c’est tout de suite moins rentable. Amnesty International, ILGA Europe, le département d’État américain et le Parlement européen réclament l’ouverture d’une enquête. Vraiment, on ne comprend pas pourquoi…

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