Cookie Kunty, Drag queen d’une nouvelle génération

Bien que le monde puisse être parfois cruel, et jusqu’à preuve du contraire, changer une de ses habitudes n’est toujours pas une cause de mortalité. Alors pourquoi ne pas...

Bien que le monde puisse être parfois cruel, et jusqu’à preuve du contraire, changer une de ses habitudes n’est toujours pas une cause de mortalité. Alors pourquoi ne pas aller prendre en verre entres amis dans un tout nouveau univers ? Celui ultra pailleté et explosif de la nouvelle génération de drag parisienne ? On a trouvé l’adresse qu’il vous faut, avec la parfaite hôtesse.

 

 

Jeudi Barré, Cookie Kunty / Photographe Fanny Challier

 

 

Jeune homme le jour, prima donna la nuit, Cookie, ou pour les intimes Romain, c’est l’une des figures de proue de cette génération ou le maquillage ne semble n’avoir aucun secret.

On reconnait aisément l’empreinte des grandes divas. Des gestes maniérés, des poses toujours calculées, rien n’est laissé au hasard. Etre une drag ce n’est pas que juste porter une paire de talon et savoir mettre du rouge à lèvres, mais plus une vision artistique, pour l’amour du beau, du visuel, de la performance. Et niveau performance, on peut dire qu’il y en a une qui sait très bien capter l’attention du public. Comique, pleine d’autodérision, Cookie Kunty risque fort de vous éblouir.

Il n’y a rien de frigide dans ses shows, l’ambiance ne peut pas être plus caliente. Et les spectateurs en demandent toujours plus. Il ne se passe pas une minute sans que quelqu’un se mette à user de ses cordes vocales, ou alors à faire grimper le baromètre. Ça bouge, ça danse, ça prend la pose, ça fait du voguning, bref on dirait un clip de Beyonce. Sauf que l’on se trouve pas au States, mais bien à Paris, dans le 12ème.

 

S’époumoner, sans dire un mot

On ne chante pas, on lypsinc. Vulgairement, le lypsinc c’est le fait de mimer une chanson. Jusqu’ici, n’importe qui peut très bien se débrouiller s’il suffit de bouger les lèvres. Mais le nerf de la guerre c’est de lui donner vie, de la rendre dynamique. En tirer l’émotion, faire de simple parole un spectacle remuant et personnel.

Des grands classiques émouvants, en allant aux morceaux de bad bitch, tous y passent.

 

Au Mastroquet / Paris 12

 

Pour ressembler à une femme, il faut en avoir

Si être apprêté prenait 3 minutes, on ne verrait plus aucun boudin dans la Rue. Être belle ce n’est pas juste appliquer un peu de fond de teint sur son visage, encore moins quand on fait du  drag. La préparation peut durer des heures. Blush, eye-liner, crayon, fard, rouge à lèvres, et la liste ne s’arrête pas là.

À côté de ça, il faut aussi compter la recherche d’inspiration. Forcément, on ne peut pas avoir la tête tout le temps. La même routine inflexible on laisse ça à la youtubeuse Enjoy Phœnix.

 

On reconnaît bien l’inspiration kawaii sur le visage de Cookie. Graphique, plein de design, rien n’est laissé au hasard.

Alors les adeptes des créatures d’une autre galaxie, les simples néophytes, ou même les curieux, entrez dans l’univers d’une des nouvelles reines de la nuit.

Vous pouvez la trouver le jeudi Au mastroquet, pour sa Soirée #JeudiBarré, mais aussi pour la TechNoir. En plus vous n’allez même pas vous ruiner, les prix des consommations sont hyper abordables.

 

 

Hungry / Ghøst / Cookie Kunty / Sheinara Tanjabi  / pour la TechNoir / Photo de Jean Ranobrac

Au Mastroquet / 10 place du colonel Bourgoin, M° Reuilly Diderot, de 19h à 2h.

Retrouvez également un des teaser de la TechNoir

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