EUROVISION : retours sur les moments culte de cet évènement gay-friendly !

L’Ukraine va accueillir pour la seconde fois de son histoire le mythique concours de l’Eurovision, à Kiev, pour une finale le 13 mai prochain où nous souhaitons à Alma de gagner,...

L’Ukraine va accueillir pour la seconde fois de son histoire le mythique concours de l’Eurovision, à Kiev, pour une finale le 13 mai prochain où nous souhaitons à Alma de gagner, 40 ans après Marie Myriam. Regardons en arrière dans notre rétroviseur « arc-en-ciel » pour nous souvenir de l’influence LGBT au travers des diverses éditions, avec un focus particulier sur ces dernières années : c’est parti pour un flashback avec des chanteurs et des titres plus ou moins connus mais qui ne nous ont jamais laissés indifférents, avant, pendant, ou après le concours… 

Par Rémi BERGER 

L’Eurovision, c’est l’occasion, pour chaque pays et pour chaque participant, de mettre en avant sa culture, ses revendications, voire même souvent une touche de politique. 

1974 

ABBA, Waterloo 

Pays représenté : Suède. 1ère place.  

Le groupe que l’on ne présente plus, remporte le concours au Royaume-Uni. Le summum du kitsch lorsqu’on redécouvre les images : paillettes, moustaches, cheveux longs, cela brille dans tous les sens pour cet évènement fondateur de la musique pop gay. 

1988 

Céline Dion, Ne partez pas sans moi 

Pays représenté : Suisse. 1ère place.  

L’icône aujourd’hui souvent nommée « Céline », remporte de justesse le concours… bien devant Lara Fabian qui se présente cette même année avec le titre Croire

1997 

Paul Oscar, Minn hinsti 

Pays représenté : Islande. 20ème place.  

Très populaire dans son pays, ce chanteur à la croisée de Robbie Williams et de Robert Smith présente son titre qui, en français, signifie Ma dernière danse. Sensuel et glamour, il fit également une performance remarquée lors de la Reykjavik Pride de 2015.  

1998 

Dana International, Diva 

Pays représenté : Israël. 1ère place.  

Diva dans son titre et dans sa voix, Dana enflamme littéralement le public de Birmingham. Cette transsexuelle israélienne tenta en 2011 de se représenter au concours mais fut éliminée. N’en reste pas moins ce tube dance en hébreu (commercialisé en anglais par la suite). 

2007 

The ArkThe worrying kind 

Pays représenté : Suède. 18ème place.  

Ce groupe rock mené par Ola Salo, alors tout juste âgé d’à peine 20 ans, ne remporte pas le concours mais met en lumière une personnalité bisexuelle, encore influente dans son pays aujourd’hui, qui reprit en 2012 Jesus Christ Superstar, opéra-rock de Andrew Lloyd Webber.  

2012 

ToojiStay 

Pays représenté : Norvège. 10ème place.  

Le bad boy iranien se classa en bas du tableau. On parla beaucoup de lui par la suite pour son coming out en 2015, son interdiction de mettre les pieds en Iran ainsi que son clip The Father Project dans lequel il fait l’amour avec un prêtre (et quel beau prêtre !).  

« Il est temps de mettre les droits humains au-dessus des religions. » Tooji 

2013 

Ryan Dolan, Only love survives 

Pays représenté : Ireland. 26ème (et dernière) place. 

Il fit son coming out après le concours et proposa ensuite le titre très touchant Start again mettant en avant le sujet sensible de l’homosexualité, de l’homophobie et du suicide chez les ados. 

« Si j’avais été plus ouvert, j’aurais été plus heureux ». R. Dolan.  

2013 (encore !) 

Krista SiegfridsMarry me 

Pays représenté : Finlande. 9ème place. 

À la fin d’une prestation disco très dynamique, Krista embrasse sa choriste, en faveur du mariage gay sans son pays.  

2014 

Conchita Wurst, Rise like a phoenix 

Pays représenté : Autriche. 1ère place.  

Thomas Neuwirth crée le personnage de Conchita en 2011 en proposant au concours de chanson Die Grosse Chance, le titre My heart will go on. Le public est debout et en larmes. En 2014, il revient en diva millénaire, transgenre atypique qui renaît de ses cendres à l’Eurovision au travers d’une victoire écrasante. 

La soif de liberté transpire donc au travers de ce concours qui rayonne dans le monde entier, proche des convictions souvent partagées au sein de la communauté LGBT, et c’est avec plaisir que je regarderai ce prochain concours pour découvrir une nouvelle touche de tolérance, de lignes qui peuvent bouger et tout cela avec cette arme sans frontières qu’est la musique, qu’elle croule sous les points ou non.  

Je n’ai plus qu’une chose à dire : « Music. Twelve points. Musique. Douze points. » 

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