Je suis une fille et …

mes potes homos ne sont pas des copines  Combien de fois les ai-je entendues mes copines, hétérotes pour la plupart, me dire « ah tu te fais une soirée copines en fait » quand je leur annonce que je vais...

mes potes homos ne sont pas des copines 

Combien de fois les ai-je entendues mes copines, hétérotes pour la plupart, me dire « ah tu te fais une soirée copines en fait » quand je leur annonce que je vais passer la soirée avec des potes gay ? Combien de fois ai-je eu également envie de leur mettre ma main dans la figure ? A peu près à chaque fois en fait… #selfcontrol 

Donc ceci est un coup de gueule (oui j’assume !) : Non mes potes homos, mes collègues homos, sont bien des mecs et croyez-moi ça se voit, se sent et se ressent. 

Rien qu’au niveau de la conversation par exemple. Mes copines et mes copains n’ont clairement pas la même. La semaine dernière, j’enchaîne deux soirées dans la même. Genre j’ai trop une vie sociale de ouf ! Bref, je commence avec mon apéro hebdomadaire entre copines. Bien évidemment on papote de la drague en général, et j’en profite pour parler du regard aguicheur qu’un beau mec m’a jeté lors du déjeuner. Si ma copine Céline pourrait m’écouter des heures disséquer sur cette œillade, ponctuant le tout de « mais c’est un signe non ? », avec mes potes gays, c’est pas la même ! En effet, deux heures (et quelques mojitos plus tard) j’enchaine avec une sortie dans le Marais. Et sur le même sujet, mes soient disants « copines » sont (beaucoup) plus basiques. Exemple, avec mon pote Martin :  « Et quoi t’as baisé avec ? ». Moi un peu décontenancée « euh non il m’a regardé et… » . Pas le temps de finir ma phrase, je vois immédiatement s’afficher dans ses yeux les lignes suivantes « Mon dieu mais quelle pauvre fille ! ».  

Pareil niveau cul ! Le même soir,  Violaine, me confie qu’elle a couché avec quatre mecs dans sa vie et elle trouve ça largement suffisant. Je m’en vais raconter ça à Florent qui de suite me dira « Quatre mecs ? La semaine n’a pas été bonne c’est tout !» ! Y a comme un fossé là… 

Autre distinction et pas des moindres, mes potes hommes (homo ou hétéro, peu importe) ont un goût prononcé pour la taquinerie, beaucoup plus que mes copines, qui lorsqu’elles se lancent dans ce jeu, terminent leur phrase par un « je rigole poulette ». Eux aussi rigolent mais préfèrent ne pas le préciser. On ne sait jamais, des fois que ça me mettrait mal à l’aise.  

J’ai l’exemple type à peu près à chaque réunion de Garçon magazine, Christophe le boss ou/et Grégory le rédac chef, ne peuvent s’empêcher de me balancer que je suis une « fille à pd » tout en sachant pertinemment que cette qualification m’exaspère au plus haut point. Finissent-ils leur phrase par un « je rigole » ? Que nenni ! Ils le disent le plus sérieusement du monde, attendant que je m’agace, surement pour pouvoir enchainer par un « mais elle est hystérique la pauvre ». Il n’y a guère qu’Aylau, le talentueux photographe du groupe, qui par féminisme ou gentillesse, ne vient pas me taquiner. On a dû être copines dans une autre vie… 

Bref, à toutes les hétérotes, mes potes gay sont semblables à mes potes hétéros et n’ont rien à voir avec mes copines. Arrêtez avec vos clichés ! 

Quoiqu’il en soit je vous aime les mecs. Et notamment pour votre capacité innée à dédramatiser toute situation… sauf quand ça vous concerne. Là c’est toujours trèèèèèès grave !!! 

Love, les gars ! 

LA FILLE 

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