Lyon s’offre un Intérieur Queer !

Du 12 au 16 Juillet, aura lieu le très attendu festival Intérieur Queer. Laboratoire questionnant la performativité des genres, les identités sexuelles et les musiques actuelles, j’avais besoins de...

Du 12 au 16 Juillet, aura lieu le très attendu festival Intérieur Queer. Laboratoire questionnant la performativité des genres, les identités sexuelles et les musiques actuelles, j’avais besoins de plus d’explications. Je suis allé à la rencontre de Sébastien président du collectif PLUSBELLELANUIT pour qu’il titille ma curiosité en m’exposant son intérieur… Queer !

Cette deuxième édition est portée par le collectif lyonnais PLUSBELLELANUIT et Culture Next. Tous deux sont déjà bien rodés à l’organisation de soirées. Le premier officie depuis près de sept ans pour « replacer le public au cœur de la fête » comme le répète sans cesse Chantal La Nuit, directeur artistique et figure emblématique du collectif. Le second est aux commandes du club Le Sucre, rooftop incontournable des soirées électro lyonnaise et espace culturel transdisciplinaire.

Apéros, clubs, concert, exposition, Intérieur Queer propose une programmation aussi riche qu’éclectique, à l’image de la communauté.

Les festivités débuteront par une soirée sur la terrasse du Sucre au cœur du nouveau quartier Confluence, avec en invités les DJs résidents de la House of Moda et Barbi(e)turix.

Le lendemain, fête nationale oblige, le collectif a également prévu de célébrer ce jour en se réappropriant les codes du bal populaire pour les assaisonner à la sauce queer, ça donne Kinky France.

Enfin, le Club Transbo accueillera une version XXL de la (déjà) mythique soirée Garçon Sauvage. Tête d’affiche de ce rendez-vous, Yuksek, épaulés, entre autres, par la Berlinoise Aerea Negrot et les Danois de First Hate, distilleront leurs musiques et leurs sets à l’efficacité redoutable pour les jambes et les oreilles.

Sans oublier, exposition photos, agora militante sur les questions de genre et d’identité sexuelle, projection ciné, le temps d’un week-end, Lyon accueillera toutes les diversités de la communauté comme une réunion de famille, belle dans ses singularités.

Questions à Sébastien Poirée, président du collectif PLUSBELLELANUIT

Quel est l’objectif du festival ?

Rassembler ! Ce terme paraît galvaudé aujourd’hui car récupéré à toutes les sauces. Pour autant, à l’heure post manif pour tous, toujours présente en embuscade, et de certaines politiques, comme en Tchétchénie, il est important de se réunir. La communauté m’apparaît parfois fractionnée, gays, lesbiennes, trans, bi, queer, etc, nous en oublions parfois, dans nos singularités que nous faisons partie de la même famille, que nous devrions aller dans le même sens, la tolérance et l’acceptation.

La nuit lyonnaise est-elle queer ?

Elle l’est devenue ces dernières années, par le biais de soirées alternatives qui ont su instiller diversité, ouverture à l’autre et liberté de ton. Je pense aux soirées Bonnie and Clite, Middlegender et aujourd’hui Dynastits, Genital Panics, Arm Aber Sexy et bien sûr Garçon Sauvage, sans oublier les soirées dans les différents squats de la ville. La nuit lyonnaise est en pleine révolution.

Plus d’infos et réservation : www.interieurqueer.eu

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