Lens : La première Gay Pride reportée pour raisons de sécurité à l’an prochain

La première gay pride de Lens était prévue le 17 juin, puis le 1er juillet, et puis finalement, elle a été annulée. Le projet n’est pas mort pour autant,...

La première gay pride de Lens était prévue le 17 juin, puis le 1er juillet, et puis finalement, elle a été annulée. Le projet n’est pas mort pour autant, les locaux pourront célébrer leur différence en 2018. Le motif de ces incessantes annulations ? Le manque de temps pour s’accorder aux moyens de sécurité nécessaires.

 

Gay Pride / 2014

 

Le premier jour du mois de juillet devait être celui de la fierté. A un iota au sud de Lille, les rues de la ville de Lens auraient dû accueillir leur première Gay Pride.  Les membres de l’association Arc-en-ciel Power LGBT, à l’origine de ce projet, vont devoir annuler.

Compte tenu du contexte d’état d’urgence et du plan Vigipirate, l’organisation d’une manifestation nécessite «  de mobiliser des moyens de sécurité privés, des agents des services techniques de la Ville, et le concours des forces de police  ».

La déception est dans les deux camps. Le maire, Sylvain Robert, du parti socialiste, a tenu à affirmer que la municipalité demeurait :

«  Très engagée dans les luttes contre les discriminations, en particulier liées à l’identité de genre et à l’orientation sexuelle et (qu’elle) militait pour l’égalité de tous les individus  ».

 

Cependant il ne peut «  pour l’heure autoriser cette manifestation  ». Selon les services concernés, le délai d’organisation de l’événement est trop court pour que les conditions de sécurité soient réunies.

 

L’histoire ne va pas en rester là.  Arc-en-ciel Power LGBT et la mairie se reverront le 12 septembre afin d’anticiper et d’étudier les modalités et les moyens que l’association devra mobiliser si elle souhaite organiser à Lens une marche des fiertés en 2018.

Gay Pride / Lyon

La Première Gay pride de Lens

Trois jours de fête : c’est ce que les habitants vont concocter pour défendre la communauté gay d’ici un an.

« À Lens, il n’y en a jamais eu, c’est la toute première ! J’ai eu pas mal de demandes, notamment de mes partenaires, comme la discothèque Le Rainbow, car à part cette dernière, il n’y a rien pour les LGBT ici », relève Jérôme Capet, un Lensois pure souche. Le programme est ambitieux en tout cas pour une première.

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