Grenoble : La Marche des Fiertés 2017 sonne l’alerte !

Née en 2005 puis annulée, l’Isère a retrouvé sa Marche depuis 2014. Mieux organisée et plus mobilisée que jamais, le Centre LGBTI de Grenoble- Cigale propose désormais sa Semaine...

Née en 2005 puis annulée, l’Isère a retrouvé sa Marche depuis 2014. Mieux organisée et plus mobilisée que jamais, le Centre LGBTI de Grenoble- Cigale propose désormais sa Semaine des Fiertés et compte bien avec cette nouvelle édition tirer la sonnette d’alarme. Rencontre avec Léo Gatellier, coordinateur de l’événement dont la Marche aura lieu samedi.

Par Grégory Ardois-Remaud

Pouvez-vous présenter le centre LGBTI de la ville qui organise cette grande Semaine des Fiertés ?

C’est un collectif qui regroupe 11 associations LGBTI de Grenoble. Outre la Semaine des Fiertés de Grenoble, nous luttons aussi contre les discriminations, pour la visibilité et la mémoire de la déportation des LGBTI par les nazis (nous sommes adhérent-e-s de l’association Les « Oublié-e-s » de la Mémoire).

Léo Gatellier, coordinateur de la Semaine des Fiertés

Quels sont vos partenaires ?

La majorité de nos partenariats sont établis avec des commerces locaux. S’ajoutent à ça la Ville de Grenoble et le dispositif Sexosafe, du Ministère de la Santé.

Et les temps forts ?

La Marche des Fiertés, bien entendu ! Elle a lieu samedi à 14h30, et est accompagnée d’un Village Associatif, ouvert de 13h à 19h. Pas moins d’une quinzaine d’associations est attendue.

Et il y a de nombreux autres événements qui sont prévus comme la soirée officielle de clôture à l’AmpéRage à partir de 23h ou le pique-nique des Fiertés au Parc Pompidou dimanche.

 

Notre mot d’ordre 2017 est : Respect, Égalité, Tolérance : URGENCE

 

Quel sera votre mot d’ordre ?

Notre mot d’ordre 2017 est : Respect, Égalité, Tolérance : URGENCE. À travers ce mot d’ordre, nous voulons souligner l’urgence d’agir face à la situation dans laquelle sont beaucoup de LGBTI (précarité, exclusion, accès aux soins, à un travail, changement d’État Civil), et face à la banalisation des paroles et actes homophobes.

Comment vous définiriez la spécificité de votre Marche des Fiertés ?

Elle est locale, et de fait, à taille humaine. Nous attendons entre 1500 et 2000 personnes le samedi 3 juin, ce qui lui permet de rester simple et accessible (comme nous, je l’espère !).

 

 

Quelle évolution vous constatez depuis la première édition?

Une énorme évolution ! La première Marche des Fiertés de Grenoble a eu lieu en 2005. À l’époque, pas de char, uniquement des manifestant-e-s, et des revendications. La marche s’est ensuite arrêtée. Nous l’avons remise en place en 2014, à l’occasion des 20 ans du Centre LGBTI de Grenoble (qui s’appelait à l’époque C.I.Ga.Le, pour Collectif Inter-Associations Gaies et Lesbiennes). Même en 2014, l’organisation a été rapide et minimaliste.
Depuis, nous avons appris : partenariats, sécurité, dialogue avec tou-te-s les acteurs et actrices institutionnel-le-s, associatif-ve-s et privé-e-s.

PLUS D’INFOS : grenoble-fiertes.com

 

 

 

 

 

 

 

 

Grégory Ardois-Remaud

Nantais d’origine, le jeune journaliste est un passionné avant tout qui aime s’évader dans le jardinage ou la littérature. Son talent caché ? Il connaît la bio de Louis de Funès sur le bout des doigts.

Vous aimerez aussi :