Un candidat d’En marche ! cours vers la sortie

  Le parti d’Emmanuel Macron, fraîchement installé à l’Elysée, est dans la tourmente. En marche ! est bien parti pour maintenir l’investiture d’un candidat d’une circonscription guadeloupéenne ayant tenu des...

 

Le parti d’Emmanuel Macron, fraîchement installé à l’Elysée, est dans la tourmente. En marche ! est bien parti pour maintenir l’investiture d’un candidat d’une circonscription guadeloupéenne ayant tenu des propos homophobes. Les réactions sont vives au sein des rangs du nouveau président. Une vingtaine de collaborateurs du président entrant ayant travaillé à l’élaboration de son programme, s’insurge et ont rédigé un texte pour demander que son investiture ne puisse pas avoir lieu.

Ira ou n’ira pas ?

C’est d’après des informations diffusées par le site Street Press qu’il a été révélé qu’un candidat d’En marche ! ,candidat dans la première circonscription de Guadeloupe a tenu des propos homophobes en 2012. Oliver Serva a déclaré à la télé en 2012 que le mariage pour tous était « intolérable » et que l’homosexualité était une « abomination ». Les propos parlent d’eux-même et l’attaque faite à la communauté homosexuelle est lourde. Le candidat a également ajouté lors de cette prestation télévisuelle « bien sûr que c’est un pêché (le mariage homosexuel). La Bible le dit. »

Pour Olivier Serva, candidat de La République En Marche ! dans la 1ère circonscription de Guadeloupe : l'homosexualité est une "abomination".L'article ici —> http://bit.ly/en-marche-homophobe

Publié par StreetVox sur mercredi 31 mai 2017

Les propos tenus sont judiciairement condamnables, mais le président des investitures d’En Marche ! Jean-Paul Delevoye, assure au Figaro ne pas exclure l’investiture de monsieur Serva, s’il revient sur ses propos et les réfute et ajoute « dans notre philosophie, tout le monde a le droit à l’erreur. » DSK a peut-être encore des chances d’être candidat au sein d’En marche avec Jean-Paul Delevoye.

Une slave de mécontentement.

Cette décision déplaît à un grand nombre de partisans du parti, et notamment un certain nombre d’adhérents du mouvement, ayant aidé dans l’élaboration du programme de la campagne d’Emmanuel Macron. Ces militants ayant participé dans des groupes de travail sur les questions de société, famille et de justice ont signé un texte, transmis au journal Buzzfeed. La demande est clair : retirer l’investiture d’Olivier Serva.

 

 

D’après deux d’entre eux contacté par Buzzfeed : « Olivier Serva a utilisé des arguments d’ordre religieux alors que la laïcité est une valeur cardinale pour En Marche, écrivent ces marcheurs en colère. La lutte contre l’homophobie ordinaire est un engagement fort et clair qui a été répété par le président de la République pendant la campagne à de nombreuses reprises. Il a également promis l’ouverture de la PMA aux couples de femmes de même sexe ». Les militants ne suivent absolument pas la position du président des investitures : « Les propos tenus par Olivier Serva en 2012 auraient pu être poursuivis pénalement pour incitation à la haine, délit puni d’emprisonnement. Les conséquences de tels propos sont dramatiques chez les jeunes LGBTI dont le taux de suicide est quatre fois supérieur à la moyenne » ont-ils écrit dans leur lettre.

Mercredi, peu de temps après la diffusion des informations le compromettant, Olivier Serva s’est publiquement excusé d’avoir tenu de tels propos : « je n’ai jamais été homophobe, j’ai beaucoup d’amis homosexuels. Je respecte le choix de chacun. » Mince justification, qui fait écho à celle de Nadine Morano lorsqu’on la dit raciste…

Vous aimerez aussi :