Amazonie ma belle queen

De nombreuses communautés tribales LGBT existent en Amérique du Sud. Les Muxes vivant à Oaxaca au Mexique, sont par exemple, constamment dans la recherche de la beauté. Ils font...

De nombreuses communautés tribales LGBT existent en Amérique du Sud. Les Muxes vivant à Oaxaca au Mexique, sont par exemple, constamment dans la recherche de la beauté. Ils font partie d’une communauté homosexuelle qui transcende largement le simple concept du genre, qu’il soit féminin ou masculin.. Le photographe mexicain, Nelson Morales, a voulu s’immerger dans la jungle amazonienne « dans ses couleurs, ses mythes et ses légendes ». Zoom sur sa rencontre avec la culture Queer qui s’impose dans ces tribus et qui casse tous les codes occidentaux pré-établis.

Nelson Morales-Autoportrait

Nelson Morales, est un photographe mexicain, homosexuel, qui arpente depuis des années l’Amérique Latine pour aller à la rencontre de la culture Queer, présente au sein des communautés autochtones au Mexique ou en Colombie. Lorsqu’il a découvert ses préférences sexuelles, et étant de la région du sud du Mexique, il a refusé catégoriquement d’intégrer les Muxes, car il ne ressentait pas l’envie de changer d’identité ou de devoir se travestir. C’est par le biais de son art, la photographie, qu’il à réussi à établir un contact durable avec les Muxes et ainsi se trouver une place dans le groupe, comme un ami.

À la rencontre des Muxes.

Nelson Morales Les muxes

Les Muxes ou « Muxhes » qui est la transcription orale de « mujer » qui signifie femme en espagnol, forme la communauté zapotèque du sud du Mexique. Ils vivent dans un corps d’homme, masculin, mais se sentent définitivement femme à part entière. Ils sont désormais de mieux en mieux acceptés, ou du moins tolérés dans le pays. Et cela depuis le début des années 80. La photographe Graceila Iturbide a réalisé une série de photo portrait de Magnolia une figure célèbre chez les Muxes. Cette mise en lumière via l’art à permi à cette communauté de montrer son existence face au monde.

À la rencontre des Ticunas.

Nelson Morales les Ticuras

La tribu Ticuna a élu domicile dans l’Amazonie en Colombie, proches des Muxes mexicains dans leur rapport au genre, ils assument également leur part de féminité sans se cacher. Les Ticuna ont mené et mènent encore bataille pour faire accepter leur mode de vie et de penser. Leur but est d’avoir le droit d’exprimer leur genre comme bon leur semble. Ainsi, chacun est libre, dans son sens le plus étymologique. Certains vivent alors dans la jungle de la manière la plus traditionnelle, d’autre dans les villes, certains travaillent ou font des études dans l’espoir de pouvoir un jour avoir un diplôme. Mais la pérennité de cette tribu est récente. Il y a quinze ans, tout cela aurait été inenvisageable. Grâce, semblerait-il, à une influence médiatique importante, la culture Queer s’est imposée au sein de ces communautés.

Graceila Iturbide-Magnolia

Les photographies de Nelson Morales, des Muxes, des Ticunas, montrent des populations revendiquant sans complexe leur féminité, presque même dans une certaine forme d’exacerbation. L’artiste signe une preuve de diversité sexuelle, au sein d’un voyage presque onirique, sensation qu’il exprimait face aux médias espagnols pour expliquer son travail : « Mon thème est la sexualité. Dans le cas des Muxes, je suis entré dans leurs rêves et leurs fantasmes pendant cinq ans, et je tiens à le montrer ouvertement, selon une mise en scène à la fois libre, érotique et sensuelle ».

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