MAKE AMERICA GAY AGAIN : Les LGBT contre-attaquent

Aux Etats-Unis, durant tout le week-end dernier, des dizaines de Gay Prides ont eu lieu. De Washington à Los Angeles, les couleurs du Rainbow flag ont défilé dans les...

Aux Etats-Unis, durant tout le week-end dernier, des dizaines de Gay Prides ont eu lieu. De Washington à Los Angeles, les couleurs du Rainbow flag ont défilé dans les rues des grandes villes américaines. Entre festivité et revendication, les participants ont su détourner le slogan de Donald Trump, et critiquer avec un humour épicé les positions de l’équipe de l’homme à la tignasse blonde.

 

S’il y a bien une chose que les simples citoyens aiment faire, c’est tourner au ridicule leurs politiciens. Bien que certains le soient de base, entre leurs images et leurs slogans, rien n’est épargné. Après Emmanuel Macron et son « Make Planet Great Again », se sont les militants LGBT qui ont repris cette devise. Initialement, c’est Rupaul, mère des Dragqueens de l’autre côté de l’Atlantique qui en a fait usage pour la promotion de sa nouvelle saison de Rupaul’s Drag Race.

Ruapul, Drag américaine, avait remis le slogan au goût du jour

 

Make America Gay Again a été repris en hastag sur les réseaux sociaux. #MakeAmericaGayAgain

 

De la Marche de l’égalité à Washington, à la Marche de la résistance à L.A, et dans plus de cinquante villes à travers le pays, les défilés ont drainé de vraies marées humaines. Hier, à l’occasion des un an de la tragique tuerie d’Orlando du Club Pulse où un islamiste avait assassiné 49 personnes, des cortèges à la mémoire des disparus ont provoqué de fortes émotions.

Dans les vagues de couleurs de ces marches, des banderoles, des affiches, des pancartes, des panneaux, quasi tous anti-Trump. Il faut dire que l’homme à la crinière dorée n’est pas un allié des droits LGBT. On se souvient très bien de sa folie furieuse, lors de ses 100 premiers jours au pouvoir, contre la communauté LGBT. A peine avait-il le postérieur posé sur le fauteuil du bureau ovale, que l’onglet sur les droits LGBT du site de la maison blanche était porté disparu.

« Où sont les LGBT? »

Un gouvernement qui ressemble à un country club homophobe

Il n’y a pas que lui qui n’apprécie pas les gens de la jaquette. A ses côtés, il a nommé à d’importants postes des personnalités homophobes.

Au ministère siège Jeff Sessions, un homme encore plus conservateur qu’une boîte de conserve. Son administration a lancé le démantèlement des protections des personnes LGBT. Ce qui a rouvert le chapitre sur la « guerre des toilettes » transphobe.

A la Cour suprême, on trouve Neil Gorsuch. Un garçon fort sympathique pour qui la religion prime, et dont beaucoup trop de prises de positions convergent pour soutenir les discriminations anti-LGBT.

 

Durant tout ce mois des fiertés, Donald Trump risque donc de se prendre quelques autres petits tacles, à son image, avec tolérance et amour. On vous laisse découvrir les petits chefs d’œuvres des américains.

 

A Washington, des panneaux anti-Trump :

« Qui faut-il ‘su**r’ pour avoir les déclarations de revenus de Trump ? »

« Bloqué par [le vice-président] Mike Pence sur Grindr »

 

 

 

 

 

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