Agression homophobe (Gard) : Le Gay, la Brute et l’Intolérant.

Pont-Saint-Esprit, Gard (30), soirée de jeudi à vendredi. Marc Gibelin et son époux promènent leur chien aux abords de la chapelle des pénitents lorsqu’un groupe d’assaillant les encerclent. Les...

Pont-Saint-Esprit, Gard (30), soirée de jeudi à vendredi. Marc Gibelin et son époux promènent leur chien aux abords de la chapelle des pénitents lorsqu’un groupe d’assaillant les encerclent. Les insultes pleuvent, puis les coups. Témoignage d’une (énième) attaque homophobe.

 

 

 

 

Encore un couple qui n’avait rien demandé, sinon qu’on les laisse en paix. Et puis non, la tolérance serait trop facile, même en 2017. Au-delà de l’irrespect total envers les ainés (les victimes étaient plus jeunes) la lâcheté d’attaquer un groupe en infériorité numérique dénote un sens de l’honneur inexistant de la part de ce groupe d’individus (dont deux ont été placés en garde à vue ce matin).

 

 

LA TOLÉRANCE SERAIT TROP FACILE, MÊME EN 2017.

 

 

Heureusement qu’un agent de sécurité était à proximité. Sans réfléchir, ce dernier est venu leur porter secours et a mis en déroute les assaillants. Ce sont les sirènes de la police municipale et celles des pompiers qui ont résonné dans la petite commune occitane, les premières pour recueillir le maximum d’information et les secondes pour porter secours à Marc Gibelin et son compagnon.

 

Témoignage (source Midi Libre)

 

Force est de constater qu’en dépit de louables efforts, les gays sont moins visibles en milieu rural. Cela n’excuse en rien. L’application de la loi n’est pas à deux vitesses. Les circonstances aggravantes ne s’appliquent pas qu’en certains territoires, et le motif est un problème à comprendre à une échelle globale.

 

 

L’APPLICATION DE LA LOI N’EST PAS À DEUX VITESSES. 

 

 

L’intention demeure, l’intolérance aussi, et le traumatisme persiste chez ce couple marié très attaché à son lieu de vie. Ces deux hommes confient que les cicatrices ne seront rien. Le plus dur sera de retrouver la sérénité dans leur Pont-Saint-Esprit.

 

 

Chapelle des pénitents, lieu de l’agression

 

 

Au regard de l’intelligence extrême des assaillants qui les a poussé à opérer sous l’oeil froid des caméras de vidéo-surveillance (de sacrées flèches), le dépôt de plainte ne restera pas lettre morte. Néanmoins, comment effacer les séquelles physiques (nez cassé, os frontal fêlé) et surtout morales de ces personnes ? Nous leur souhaitons, dans la mesure du possible, un prompt rétablissement.

 

Enfin, nous espérons de tout coeur que le gouvernement en place ne considèrera pas ce lynchage comme un évènement isolé à échelle locale mais bien comme la somatisation d’un mal national qui place l’homosexualité comme justification à la violence.

 

 

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