Législatives : Une Assemblée Gay-Friendly ?

Le conseil s’est prononcé, et sa sentence est irrévocable. Au lendemain des résultats vient la question que vous attendez tous (ou pas) : Le pouvoir législatif sera-t-il aussi friendly...

Le conseil s’est prononcé, et sa sentence est irrévocable. Au lendemain des résultats vient la question que vous attendez tous (ou pas) : Le pouvoir législatif sera-t-il aussi friendly que l’exécutif en 2017 ? Avec 5 parlementaires ouvertement gays, il semblerait que l’Assemblée n’ait jamais été aussi out que cette année. Faut-il pour autant se réjouir d’avancées à venir ?

 

 

Le drop Mic de Taubira dont on ne se lasse pas (son discours)

 

À l’heure où les piliers de bars se réveillent pour condamner à cors et à cris la vague En Marche ou, au contraire, pour en faire un éloge quasi-aveugle, quid de la représentation LGBT ? Eh bien il semblerait que l’hémicycle n’ait jamais été aussi gay. Avec cinq parlementaires dont 4 entrants, 0,8% des parlementaires sont openly gay.

 

0,8% DES PARLEMENTAIRES SONT DÉSORMAIS OPENLY GAY

 

 

Qui sont-ils ? S’ils sont exclusivement des hommes (à quand une représentation des autres lettres de l’acronyme LGBT ? À quand une Assemblée paritaire ?), ils appartiennent à des familles politiques aussi diverses qu’antagoniques. Alors que le député-maire de Coulommiers Franck Riester (LR) a été réélu en Seine-et-Marne (5è circonscription), le co-fondateur de GayLib Sébastien Chénu et l’adjoint au maire d’Hénin-Beaumont Bruno Bilde auront leur siège aux couleurs du Front National, représentant respectivement la 19ème circonscription du Nord et la 12ème du Pas-de-Calais. Les deux derniers ne sont autres que le sénateur-maire PS d’Alfortville Luc Carnouvas (premier député marié à une personne du même sexe) et l’ancien adjoint commercial à la mairie du IVème arrondissement de Paris Pacôme Rupin (LREM, photo en-tête d’article).

 

 

Luc Carvounas (PS) 

 

 

En vérité, la sexualité de ces cinq élus importe peu. Voire pas du tout. Elle ne détermine en rien leurs votes à venir mais souligne seulement un léger progrès quant à la représentativité d’une diversité à l’Assemblée. Et cette diversité que l’on peut saluer, à l’image du traitement qu’en fait le nouveau premier ministre Irlandais, pourrait même dans un monde idéal ne pas être remarquée. Néanmoins, il reste à espérer que leur intégration dans un Palais Bourbon, parfois encore réservé sur ces questions, puisse ne pas engendrer d’opposition.

 

 

Sébastien Chénu et Bruno Bilde (FN)

 

Car il reste en effet à savoir si, oui ou non, les droits des gays avanceront. Si certains élus fermement opposés au projet de loi Taubira ne siègeront plus à l’Assemblée (tel que Jean-Frédéric Poisson ou David Douillet), la sexualité des élus pour prédire leur vote semble aussi utile qu’un coin de table sur le trajet chambre-cuisine.

 

 

Franck Riester (LR)

 

 

Ainsi, il s’agirait plutôt de savoir si l’ensemble de l’Assemblée sera plus ouvert au débat constructif quant à certains sujets. Encore sensibles, l’ouverture de la PMA à toutes les femmes ou encore les législations quant à un éventuel troisième genre pourraient faire partie des thèmes abordés (pour autant déconnectés de toute orientation personnelle). Un chemin de croix, au regard de certaines « réticences » d’élus… Voire grossières erreurs de castings….

 

 

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