L’Hommage à Orlando

Le 12 juin 2016, la communauté LGBTQI toute entière a été heurtée, blessée en voyant mourir 49 de ses enfants à Orlando. Cet attentat aux revendications homophobes a eu...

Le 12 juin 2016, la communauté LGBTQI toute entière a été heurtée, blessée en voyant mourir 49 de ses enfants à Orlando. Cet attentat aux revendications homophobes a eu lieu dans un club gay d’Orlando en Floride. Un an après, les survivants et les familles des victimes tentent, malgré tout, de faire en sorte que la vie suive son cours. Sans oublier, ils essaient de surmonter leur deuil.

Dimarie Rodriguez est la mère de Jean Carlos Nieves, mort durant l’attaque. Traduction : »Où sont mes bonnes nuits ? » (© Daymon Gardner)

L’Impact de la vie

Dans un souci de mémoire et pour rendre leur voix à ceux qui ne sont plus, mais aussi pour mettre un visage sur la douleur de ceux qui restent, le projet Dear Orlando a vu le jour, grâce à l’équipe de Dear World. L’équipe et le photographe Daymon Gardner ont pris contact avec les personnes affectées par la fusillade d’Orlando afin qu’ils témoignent. Dear Orlando met en scène les survivants, les proches, les parents, les amants, les urgentistes envoyés sur place. Ces photos témoignages bouleversent, tant par l’horreur vécue lors de cette dramatique nuit, mais également par l’impact qu’ont pu avoir ses balles sur leur vie.

« La dernière personne que j’ai vue était Anthony Laureano. Je l’ai vu et l’ai embrassé pour lui dire bonjour. J’étais à l’hôpital quand j’ai vu sa photo apparaître à la télé parmi celles des 49. » Tradution : « Je t’ai embrassé pour te dire bonjour mais pas pour te dire au revoir. » (© Daymon Gardner)

Parmi ceux passés derrière l’objectif du photographe Daymon Gardner, originaire d’Atlanta, on peut retrouver : Mina Justice, mère d’Eddie Justice, qui a échangé des textos avec elle avant de mourir, John Mina, chef de la police d’Orlando, Barbara Poma, propriétaire du club. Tous ensemble, ils veulent à travers ce projet livrer leurs témoignages en mémoire de tous ceux qui ont péri dans cette tragique nuit du 12 juin 2016.

« Avant la fusillade, la dernière fois que je l’avais vu, c’était à mon arrivée aux États-Unis. Il avait 2 ans. J’ai dû attendre 11 ans pour revoir mon fils. » Traduction : « Je l’ai entendu me dire : ‘Papa, je veux être pilote.' » (© Daymon Gardner)

 

« Les téléphones ont commencé à sonner dans tous les sens. Celui qui m’a touché était à juste à côté de mon pied, un iPhone qui n’arrêtait pas de sonner, de sonner. » Traduction : « J’aurais voulu qu’ils puissent répondre à leur téléphone. » (© Daymon Gardner)

 

« Je suis allée chez lui. Je suis entrée et je me suis dit : ‘Il est là, je vois ses chaussures’. J’étais sur place depuis moins de 10 minutes quand le FBI a appelé… Il était la sixième personne à avoir été identifiée. Eddie Justice. » Traduction : « Je suis allée dans sa chambre et il n’y était pas. » (© Daymon Gardner)

 

Je partageais tout avec Jean. Je lui ai raconté mon premier baiser. Je lui en parlais avant ma mère parce que c’est plus difficile de lui parler. Jean me comprenait immédiatement. » Traduction : « Il m’a donné une place. J’ai trouvé ma famille. » (© Daymon Gardner)

« Vous pouvez sûrement voir à mes cernes que j’ai du mal à dormir. Honnêtement, ça a été une année difficile. » Traduction : « On kiffait juste la musique. » (© Daymon Gardner)

« J’ai pris ces balles et la seule chose que j’avais en tête, c’étaient mes enfants. Être capable de sortir, et que mon fils puisse m’appeler son super-héros, ça m’a donné le courage de continuer. » Traduction : « Batman, Superman, Hulk. J’étais son préféré. » (© Daymon Gardner)

Mina John était le chef de la police d’Orlando ce soir-là. Traduction : « J’ai eu un message de mon fils  : « Papa, tu va bien ? »(© Daymon Gardner)

 

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