ÉroSphère : Sommet d’été du « sexe créatif » français.

Du 9 au 16 juillet aura lieu à Paris la 5ème édition du Festival Érosphère, « le festival participatif des créativités érotiques » organisé par le collectif Erosticratie. Composé de l’Éros...

Du 9 au 16 juillet aura lieu à Paris la 5ème édition du Festival Érosphère, « le festival participatif des créativités érotiques » organisé par le collectif Erosticratie. Composé de l’Éros (Amour & sexualité) et de la Sphère (harmonie légère & immersion), nous nous sommes entretenus avec le coordinateur référent de ce festival, Mx. Jena, qui revient sur cette semaine ouverte à tous genres et toutes sexualités et dont la tonalité tient en un maitre mot : Exploration.

 

« Mx. Jena, Trans MtoX, metis, pansexuelle, Asperger, polyamoureu-se-x, féministe, pro-sexe, pro-choix. Accords neutres, ielle/they. » Voici comment se définit ce-tte coordinateur-trice général-e à l’image de ce festival. Car s’il y a bien un lieu où tous les genres et toutes les sexualités se rencontrent, il s’agit bien de celui-ci.

 

 

Réparti en trois parties crescendo, ce festival propose plusieurs dizaines d’ateliers différents, allant des plus théoriques aux plus pratiques. L’atelier d’introduction au fist-fucking  pour particuliers de l’an passé peut être l’exemple le plus probant du caractère « travaux pratiques » de certains d’entres eux, Jena le considérant comme celui où, typiquement, il s’agissait de « mettre les mains dans le cambouis ».

 

Si le-a coordinateur-trice se montre impatient-e quant à l’atelier « Panda SM » (traitant du « chahut érotique »), ces découvertes « sexuellement ludiques » pourront se faire en direction de tous horizons possibles, de l’exploration du massage sensuel à celle des différents jeux DS (Domination/Soumission, à ne pas confondre avec ceux de la Nintendo).

 

 

CES DÉCOUVERTES  « SEXUELLEMENT LUDIQUES » POURRONT SE FAIRE EN DIRECTION DE TOUS HORIZONS POSSIBLES.

 

 

Même si certains ateliers nécessitent quelques prérequis anatomiques – comme celui visant à explorer sa vulve, qui nécessite sous un angle anatomique d’en posséder une… – l’immense majorité demeure ouverte à tou-te-s et invite à découvrir ce à quoi l’on pourrait ne pas avoir pu tenter ou songé à expérimenter soi même.

 

 

L’initiation à la forniphilie (ou comment devenir un meuble domestique pour son/sa partenaire, tel qu’un tapis ou une table basse), la présentation d’une backroom à toutes et à tous, l’atelier De Si Beaux Cyborgs permettant de devenir un sextoy humanoïde… Autant de nouveautés ou d’ateliers phares de cette édition qui affirment, une fois encore, la transversalité Queer de ce festival.

 

 

CETTE ÉDITION (…) AFFIRME UNE FOIS ENCORE LA TRANSVERSALITÉ QUEER DE CE FESTIVAL.

 

 

Bien que certaines pratiques présentées puissent nécessiter un optimum d’intimité (comme l’atelier « Cordes et Tortures » pour lequel Jena nous a précisé que l’acception très large du terme, de la chatouille au plat d’une lame de couteau), tout est toutefois mis en place dès l’accueil matinal (obligatoire) afin que chacun puisse se sentir dans un espace de confiance et de sécurité. Il s’agit avant tout de s’assurer du bien-être et du consentement individuel puis – suivant les désirs de chacun – mutuel.

 

 

 

 

Si le nombre de participants demeure limité par souci d’optimiser l’expérience intime, Jena n’a pas manqué de nous rappeler que tou-te-s étaient bienvenus : seuls, en couple, entre ami-e-s, … Ielle souligne également le « point d’orgue » nommé l’Immersive, à savoir un module final de 8 heures où tous les modules auxquels auront participé les érosphérien-ne-s pourront être mis en oeuvre sur la journée du dimanche 16 juillet pour clôturer ce festival.

 

 

LE NOMBRE DE PARTICIPANTS DEMEURE LIMITÉ PAR SOUCI D’OPTIMISER L’EXPÉRIENCE INTIME.

 

 

En dépit d’un cadre assez confidentiel pouvant être soumis à un regard parfois désapprobateur, Mx. Jena revient seulement sur l’importance accordée au langage. « Il faut définir les choses qui sont, par le choix des mots et des pronoms. C’est justement à partir de ces définitions que l’on donne aux autres la possibilité de comprendre. » Ainsi, au-delà de l’existence rendue publique de ce festival, sa portée de ce festival demeure avant tout interne à la sphère privée. Mais, comme le souligne l’adage féministe qu’ielle aime à reprendre, « Le privé aussi est politique. »

 

 

Les tarifs

Pass 4 jours : 190 €
Pass 4 jours – tarif solidaire : 80 € (sur justi catif RSA, demande d’emploi, études ou MDPH) Pass 4 jours – tarif de soutien : 230 € (pour aider à nancer le tarif solidaire)
Pass 3 jours : 170 €
Pass 1 journée : 80 €

La billetterie ici

 

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