INSOLITE : UNE « PÉDALE » APERÇUE DANS UN VESTIAIRE.

Alerte générale. Le dernier rapport pour la Mairie de Paris – candidate aux JO 2024 – est édifiant : L’univers du sport y apparaît en effet comme « zone grise »...

Alerte générale. Le dernier rapport pour la Mairie de Paris – candidate aux JO 2024 – est édifiant : L’univers du sport y apparaît en effet comme « zone grise » conçernant la discrimination LGBT. Coup d’oeil ou coup-franc sur un domaine où les gays ne peuvent pas encore profiter pleinement des troisièmes mi-temps (parce qu’un gay, ça aime pas la bière, mais seulement les cocktails colorés). Coup de sifflet sur l’intolérance.

 

 

 

 

On demande du jeu, on demande de la camaraderie, on demande un esprit d’équipe et on exige le respect de l’arbitre. Techniquement, toute sexualité devrait rester au vestiaires. Et pourtant, les gays pâtissent encore d’une homophobie ordinaire à chaque instant. La douche devient une épreuve, les discussions de vestiaires peinent à évoluer (eh on n’est pas des tafioles hein, pas d’ça entre nous) et la qualité du jeu est souvent associée à la virilité  (« arrête de jouer comme une tapette » ; « fais pas ta meuf »… Non les femmes ne sont pas épargnées)

 

 

 

 

 

 

Dans une France où l’organisation des Gay Games apparaît encore en 2018 comme une nécessité, SOS Homophobie indique n’avoir reçu que 8 cas d’appels pour « homophobie sportive », alors même que l’on recense plus de 2 400 000 licenciés en clubs (et déjà un million c’est beaucoup…Vous vous rendez compte de ce que ça fait, un million ?).  Et l’on peut enfin constater que  ne sont pas moins de 19 300 à être conventionnés.

 

 

 

 

Dans un univers où l’intolérance revêt de multiples aspects (le racisme durant les championnats internationaux étant devenu quasi-folklorique…) et où certains champions olympiques sont attaqués (et défendus) pour leur homosexualité (tel que le plongeur Tom Daley, mieux connu sous le nom de Mon-Futur-Époux), l’homophobie apparaît comme un langage ordinaire pour dénigrer la performance de l’adversaire.

 

 

 

 

 

 

Un langage ordinaire…Et encore impuni. Eh les gars, on est entre couilles, faut pas déconner merde, on peut encore dire c’qu’on veut… Loulou Nicollin, homophobe et raciste notoire dont l’ouverture d’esprit n’a d’équivalent que la grandeur d’âme est ainsi parvenu,  par un simple mea culpa, à se tirer de propos homophobes énoncés ouvertement à la presse il y a quelques années. Patron notoire du football club Montpelliérain, la si courtoise homophobie de ce maitre à penser n’a eu aucune répercussion juridique. Il aurait, c’est le cas de le dire, « perdu les pédales ». Peuchère.

 

 

 

 

 

En quelques chiffres bien utiles pour briller en société et à la source un peu beaucoup passionnément fiable,  41% des joueurs professionnels et la moitié des joueurs de centres de formation se disent hostiles à l’homosexualité. Cette même homosexualité (commencent à nous les briser ces pédés…) est également un tabou chez 63% des joueurs professionnels et chez 74% des jeunes joueurs. Autant dire qu’un homo dans les vestiaires a encore tout intérêt à rebaptiser son copain Mario Marie…(D’ailleurs j’ai un pote gay, eh ben il joue super bien à FIFA, du coup je le soupçonne d’être chouïa hétéro…J’dis ça j’dis rien)

 

 

41% DES JOUEURS PROFESSIONNELS ET LA MOITIÉ DES JOUEURS DE CENTRES DE FORMATION SE DISENT HOSTILES À L’HOMOSEXUALITÉ.

 

 

Néanmoins, les choses ont bien avancé depuis le courageux (et très – trop ? – médiatisé) coming-out d’Amélie Mauresmo. Si certaines marques de sport telles qu’Adidas dénoncent depuis plusieurs années l’homophobie dans ce domaine, certains sportifs s’y mettent également. C’est le cas d’Antoine Griezmann qui, interrogé par le magazine Icon, semble avoir brisé le tabou quant à l’homophobie dans le football. Sachez que niveau homophobie, le foot professionnel est LE sport homophobe… L’attaquant madrilène a ainsi contribué à briser le tabou sur la situation des homosexuels dans le foot : « Je pense que dans le football, ce n’est pas habituel parce que nous faisons les durs et les forts. Et nous avons peur de ce qui pourrait se dire. Je n’ai rien contre, je respecte tout le monde. Il y a beaucoup de mauvaises personnes dans le football. Ils (les gays) peuvent avoir peur d’aller dans les stades et qu’on les insulte. Je crois que je le ferais, mais bien sûr, c’est facile de le dire quand tu n’as pas à passer par là. »

 

 

Alors, sans exiger que la « zone grise » décrite ne se transforme en 50 Shades of Grey dans les vestiaires, la finalité serait justement que les Gay Games, les multiples fédérations sportives gays et même des articles comme celui que vous venez de lire ne soient plus des biais nécessaires à l’intégration des LGBT. Parce que bon, on me dit dans l’oreillette que les plus homophobes sont les plus refoulés. Après, j’préfère pas trop m’avancer…Et de toute façon, l’arbitre est une salope, alors à un sifflet près…

 

 

 

 

Vous aimerez aussi :