Tchétchénie, Vice mène l’enquête dans cette purge anti-gay

Vice mène l’enquête

Argoun, là où se trouve la prison ou des homosexuels qui disent avoir été torturés. Les journalistes de chez Vice ont obtenu l’autorisation exclusive de filmer et d’interroger les gardiens de cette prison. Dans une vidéo, Vice propose une visite au pays des contradictions.

Sous l’objectif de Vice News, dans les premiers plans de la vidéo, on peut voir un régiment de militaire. Armés et en tenu de combat, ils répondent aux questions de leur supérieur.

 « Vous ai-je une seule fois demandé d’arrêter des gays ? – Non. Vous ai-je une seule fois ordonné de torturer ici quelqu’un, illégalement ? – Non. »

Les rescapés sont formels. Ces prisons sont celles qui ont servi à l’emprisonnement, et à la torture des homosexuels. Lors du tournage, les lieux sont abandonnés. La marque du temps ne transparaît pas pour autant. Le sol est jonché de traces de pas.

 « Des centaines d’empreintes de pieds couvraient le sol des couloirs, bien qu’ils aient nié plusieurs fois que le bâtiment avait été utilisé récemment »

 L’un des réfugiés gay tchétchène interviewé par Vice assure être « certain à 200% ». Il a été battu par Kataev en personne, il l’a électrocuté dans ces locaux.

Un tissu de contradiction

Le gardien de la prison à Argoun et également ministre des Affaires intérieures, Ayub Kataev reprend la version d’État :

« Les homosexuels tchétchènes, ça n’existe pas, ces fausses informations ne servent qu’à déstabiliser la Tchétchénie, les demandeurs d’asile mentent pour rejoindre l’Europe centrale. »

« Mes agents ne voudraient même pas toucher de telles personnes [homosexuelles, ndlr], si elles existaient, et encore moins les frapper ou les torturer. »

Pour lui, si les fenêtres n’ont pas de barreaux, c’est que personne ne peut être emprisonné, torturé.

La vidéo juste ici.

 

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