Backroom : Peut-on y trouver l’amour ?

Ce que la backroom révélait de lui, de Cédric Ronnoc, c’est une cinquantaine de pages sur un lieu bien connu de la nuit gay : la backroom.  Un projet...

Ce que la backroom révélait de lui, de Cédric Ronnoc, c’est une cinquantaine de pages sur un lieu bien connu de la nuit gay : la backroom.  Un projet littéraire qu’il a porté durant deux ans et nous donne à lire en ligne, gratuitement.

 

« Trouvant plus facile de s’agenouiller que d’entamer une conversation, Nicolas n’envisageait pas faire la rencontre qui changerait sa vie ailleurs que dans un sex-club. » Voici comment débute la nouvelle et, par le même biais, une plongée dans un univers familier par des yeux étrangers.

 

 

 

 

Construit en chapitres comme autant d’étapes d’une soirée, l’avant-propos s’ouvre sur les étapes suivantes : Préparation / Sur le chemin / Dans le sex-club / Le retour. Autant d’étapes aussi banales qu’habituelles qui laisseraient entrevoir le caractère mécanique de cette sortie.

 

 

COMMENT CROIRE EN L’AMOUR DANS UNE BACKROOM ?

 

 

Pourtant, la fin (faim?) du personnage laisse une impression étrange, qui nous pousse à nous demander pourquoi il choisit un tel moyen pour y parvenir. Comment croire en l’amour dans une backroom ? Progressivement, le lecteur atteint la psychologie du personnage et l’on s’approche du grand écart entre ses volontés et le dernier lieu envisageable pour qu’elles voient le jour.

 

 

UN RÉCIT « À 99% AUTOBIOGRAPHIQUE »

 

 

Sans vous en révéler plus et en vous laissant le soin de découvrir les entrelacs de ce cheminement intérieur, précisons que l’auteur avec lequel nous nous sommes entretenus confie que ce récit est  « À 99% » autobiographique. S’il est désormais plus âgé que son personnage, c’est donc bien une introspection que le narrateur nous dévoile au fil des pages.

 

 

 

 

Réflexion sur la nuit mais aussi sur l’amour homosexuel, ce travail littéraire pourrait d’ailleurs être développé, nous confie l’auteur. « Suivant l’accueil reçu, peut-être pourrai-je développer d’autres histoires, faire de nouveaux épisodes qui s’articuleraient. » Soulignons ainsi le courage nécessaire et le travail fourni pour mener à bien une expression de soi et la donner à voir au monde, et plongeons nous dans la part de surmoi qui peut encore opérer dans un lieu aussi sombre qu’intime où règne en seul maitre le « ça ».

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