Sophia Aram : « Je suis une bobo de gauche molle… ou de ce qu’il en reste! »

Elle n’a pas la langue dans sa poche, Sophia Aram ! Que ce soit sur scène ou sur France Inter, la jeune quadragénaire, dézingue et cogne à-tout-va avec un...

Elle n’a pas la langue dans sa poche, Sophia Aram ! Que ce soit sur scène ou sur France Inter, la jeune quadragénaire, dézingue et cogne à-tout-va avec un ton toujours punchy ! On se souvient  de ses face-à-face mémorables avec Nadine Morano, de ses prises de position engagées pour le Mariage pour Tous… Avec elle, le rire est prié de sortir de ses pré-carrés confortables. A l’heure où l’humour est remis en cause sur l’autel de la bienséance, nous avons rencontré cette femme engagée pour mieux en connaître sa définition. Interview à bâtons rompus, sans concession aucune.  

 

Vous êtes très loin des Muriel Robin, Florence Foresti, qui ont davantage un humour centré sur le rôle de la femme dans le couple, l’amour, le mariage, le rôle de la mère. Vous êtes une humoriste véritablement engagée. Quel regard vous portez sur ces humoristes-là et ce genre d’humour ?

Elles sont toutes les deux, dans des genres totalement différents, d’immenses comédiennes et humoristes. Je n’ai pas de regard particulier sur elles, elles me font rire et j’admire leur talent. Chacun a ses engagements et ses thèmes de prédilections.

 

 

Est-ce que vous vous seriez capable d’aller dans cet humour plus léger ?

Lorsque je monte sur scène je ne cherche pas à faire plus léger ou moins léger, je choisis les sujets en fonction de ce qui me fait rire et je suppose qu’elles font pareil. A la radio les contraintes sont différentes, la chronique s’inscrit dans le cadre d’une quotidienne d’information sur France Inter. Généralement, entre l’invité et l’actualité je choisis ce qui me semble le plus drôle ou le plus cohérent à traiter.

 

 

En quoi l’humour est-il un bon vecteur pour faire changer les choses ?

L’humour ne change rien ni personne. Il convainc les convaincus et agresse ceux qui ne sont pas d’accord avec vous. La seule chose pour laquelle l’humour peut être utile, c’est de faire rire et accessoirement d’apporter une idée ou un angle auquel la personne qui vous écoute n’aurait pas réfléchi.

 

«Les journalistes sont tout sauf « neutres »… »

 

Est-ce que le risque en assumant d’être « une bobo de gauche » comme vous l’avez déjà fait, vous ne risquez pas d’avoir un message qui n’est audible que par des gens déjà convaincus par vos propos ?

C’est de toute manière le cas, alors autant annoncer tout de suite la couleur !!! En plus, je ne crois pas à l’objectivité et encore moins à la neutralité. Par contre je crois dans la transparence, autant …

/Retrouvez cette interview en intégralité dans le dernier numéro de Garçon Magazine, déjà disponible dans tous les (bons) kiosques./

Grégory Ardois-Remaud

Nantais d’origine, le jeune journaliste est un passionné avant tout qui aime s’évader dans le jardinage ou la littérature. Son talent caché ? Il connaît la bio de Louis de Funès sur le bout des doigts.

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