La Chine bannit les LGBT sur le web

La république populaire de Chine a annoncé de nouvelles règles concernant la communauté LGBT sur son territoire. Les représentations de l’homosexualité, ou de quelconques sujets s’en rapprochant seront interdites....

La république populaire de Chine a annoncé de nouvelles règles concernant la communauté LGBT sur son territoire. Les représentations de l’homosexualité, ou de quelconques sujets s’en rapprochant seront interdites. Le pays est réputé pour fortement limiter les droits des LGBT+.

Le régime de Pékin durcit ses règles sur le web. Selon The Independent, l’association chinoise de la diffusion sur internet (ACDI) perçoit ces activités comme sexuellement « anormales ». Seront donc balayés du web, toutes interprétations représentant l’homosexualité, la drogue, et la prostitution.

 

Un contrôle drastique

Le contrôle ne s’arrête pas là. Toutes les plateformes de vidéos en ligne vont devoir embaucher un minimum de 3 censeurs. Ils seront chargés d’examiner les contenus, et si besoin est, de retirer une partie, ou la totalité du fichier, s’il ne respecte pas les  « normes politiques et esthétiques correctes ».

En 2016 toute représentation de l’homosexualité avait été interdite à la télévision. Maintenant internet.

La censure, toujours la censure

Le pays est connu pour établir une forte censure des médias et sur internet. Cette nouvelle règle est perçue pour les associations des droits de l’Homme comme un renforcement puissant de cette censure. C’est une régression majeure de plus pour les droits des LGBT. D’après un sondage réalisé par l’université de Pékin, moins de 15% des homosexuels ont avoué leurs relations à leur cercle familial. Plus de la moitié des 15% se disent victime de discrimination régulière.

1997, l’homosexualité est dépénalisée, en 2001, elle est retirée des maladies mentales, mais l’homophobie reste forte.

Ceux qui ne respectent pas les nouvelles règles risquent d’être signalés à la police à des fins d’enquête, indique l’agence de presse officielle Xhinua.

La Chine, le mauvais élève des droits de l’Homme

Li Yinhe, sexologue connu en Chine, condamne la décision de Pékin.

 « Tout d’abord, selon la perspective d’un artiste, bien peu de pays de la planète installeront un système de censure qui viole la liberté de création artistique de ses citoyens »

« De plus, cela viole le droit des minorités sexuelles d’exprimer leurs préférences sexuelles. »

En 2016, l’organisme Freedom House a donné le prix du « pire État en matière de libertés numériques » du monde à la Chine.

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