Gay Pride de Séoul : Jésus vs. Buddha ? 

Ce samedi a eu lieu à Séoul la Gay Pride coréenne. S’il est inutile de préciser que la reconnaissance des droits LGBT+ est inexistante voire violemment réprimée en Corée...

Ce samedi a eu lieu à Séoul la Gay Pride coréenne. S’il est inutile de préciser que la reconnaissance des droits LGBT+ est inexistante voire violemment réprimée en Corée du Nord, il semblerait que celle du Sud ne soit pas au goût de tous, malgré une évolution positive pour la communauté. 

 

 

Ed Jones / AFP

 

Environ 10 000 personnes ont célébré samedi à Séoul les droits LGBT lors de la Gay Pride, et ce malgré des intempéries et la protestation. En effet, en dépit des 2 000 policiers ayant surveillé l’évènement dont le point de départ avait lieu non loin de l’hôtel de ville, une protestation de chrétiens conservateur entendait bloquer le défilé avant mime son départ.

 

EN FACE, DES CENTAINES DE CHRÉTIENS RADICAUX INVITAIENT À « REVENIR VERS JÉSUS-CHRIST ». 

 

 

La scène opposait donc, sous les averses, les manifestants agitant des drapeaux aux couleurs de l’arc-en-ciel et dansant sur une estrade contre des centaines de chrétiens radicaux qui, en face, invitaient à « revenir vers Jésus Christ ». Néanmoins, malgré les slogans, les millions d’adeptes de groupes protestants radicaux et leur poids politique, les chars de la Gay Pride ont pu quitter la place pour gagner le centre de Séoul.

 

 

LA CORÉE DU SUD NE PÉNALISE PAS L’HOMOSEXUALITÉ.

 

 

Rappelons que la Corée du Sud ne pénalise pas l’homosexualité. Néanmoins, les moeurs préviennent souvent les LGBT de s’afficher en public, par peur d’être discriminés.

 

 

Ed Jones / AFP

 

Mais les mentalités tendent à évoluer. Selon les derniers sondages, les « jeunes » Coréens (18-24) tendent à mieux accepter les homosexuels depuis quelques années. L’ampleur croissante de la Gay Pride tend à confirmer cette tendance.

 

 

Ed Jones / AFP

 

Si le premier défilé n’avait rassemblé que 50 personnes en 2000, ils étaient 10 000 cette année. Dix milliers de participants parmi lesquels on pouvait notamment compter la présence de la Commission nationale des droits de l’homme de Corée et l’Ordre Jogye du bouddhisme Coréen, le principal ordre de Corée du Sud.

 

 

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