VIH / Hépatite virale : Les personnes porteuses du virus ont enfin accès aux soins funéraires !

Enfin. Après 31 ans de discriminations au motif que cela pouvait mettre en danger le thanatopracteur, les défunts séropositifs et/ou atteints d’hépatites virales pourront avoir accès aux soins funéraires....

Enfin. Après 31 ans de discriminations au motif que cela pouvait mettre en danger le thanatopracteur, les défunts séropositifs et/ou atteints d’hépatites virales pourront avoir accès aux soins funéraires. Un grand progrès sous forme de décret qu’a signé aujourd’hui 20 juillet Agnès Buzyn, Ministre de la Santé.

Source : France Info. 

 

Une nouvelle de taille pour les personnes atteintes a priori, et tout autant pour les proches a posteriori. Votée en 1986, la loi privant de ces soins les individus atteints du VIH (mais également de la rage ou de certaines hépatites virales) empêchait un processus de deuil nécessaire.

 

Une union associative décisive dans cette avancée

 

En mai 2017, le collectif de six associations – Act UP Paris, Actions Traitements, AIDES, Sidaction, SOS Hépatites, et Élus locaux contre le sida – avait appelé le président Macron à lever cette interdiction, celle-là même qu’ils appelaient dans leur communiqué une « discrimination gravée dans le droit français ».

 

Un soulagement pour la personne comme pour son entourage

Cette demande s’inscrit en résonance de l’épreuve que subit notamment l’entourage du défunt qui se voit privé d’une partie du processus de deuil. En compliquant l’accès au corps, reconnu nécessaire dans l’acceptation psychologique du décès d’un proche, c’était un traumatisme supplémentaire à celui d’un décès parfois prématuré.

 

La fin d’une inégalité

Autrement, le communiqué révèle que cette étape pouvait être réalisée « quitte à ce qu’ils voient un cadavre présentant des traces de décomposition ». Fort d’un « discours associant encore et toujours séropositivité et dangerosité », ce décret permet ainsi une égalité des Français face au deuil.

 

La chute d’un mur

Depuis 1998, les soins funéraires de conservation étaient interdits en France aux personnes porteuses du VIH ou d’une hépatite. C’est donc un mur de discrimination qui s’écroule ce 20 juillet et, si des mesures complémentaires n’empêcheront pas le thanatopracteur d’exercer son métier en toute sécurité, nous pouvons remercier la Ministre et le collectif associatif pour cette belle avancée.

Enfin, nous pourrions même espérer que la fin de cette inégalité pour les individus séropositifs décédés permettra une diminution des discriminations subies de leur vivant.

 

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