Dream Daddy, success story d’un jeu de drague gay

Loin devant les prima-donnas du gaming, un jeu vidéo se classe en tête de tous les records. Non, il ne s’agit pas du nouvel Overwatch, ou bien du dernier jeu...

Loin devant les prima-donnas du gaming, un jeu vidéo se classe en tête de tous les records. Non, il ne s’agit pas du nouvel Overwatch, ou bien du dernier jeu de plateforme ultra ingénieux, ni même du prochain Witcher, mais de Dream Daddy. Le jeu de simulation de rencontre gay fait fureur et dépasse les 80 000 joueurs en seulement quelques jours.

 

 

Disponible en ligne depuis le 20 juillet, la popularité du jeu le place en top des ventes depuis une semaine. En l’espace de quelques jours le jeu atteint plus de 80 000 joueurs. Bien que disponible sur la plateforme d’échange Steam, cette simulation de rencontre est le fait d’un studio indépendant, Game Grumps. Le secret de ce succès ? Une approche façon Visual Novel (Les dialogues sont illustrés et interactifs) ainsi qu’une énorme communication sur Youtube et sur les réseaux sociaux.

Un jeu qui mélange Queer et drague entre garçons sur fond d’histoires romantiques et légères.

Inspiré par la culture du Yaoi

Il est clair que ce jeu est inspiré de la culture du Yaoi. Au Japon, les romances entres garçons dans les mangas et dans les jeux vidéo sont fréquentes. On retrouve donc les codes du Yaoi principalement dans la narration visuelle. Des couleurs pastels, des beaux visages, un style vestimentaire qui combine les styles occidents et asiatiques, bref la recette est complète pour produire une très bonne simulation de drague.

La simulation militante

Hors le côté fleur bleu et petites douceurs, c’est un jeu dont la visée touche un certain militarisme. Derrière le daddy ultra sexy père de jumeaux ou bien d’une ado de 16 ans, les interactions et le message ne s’adressent pas qu’aux hommes homosexuels, bien au contraire.

Bien que le jeu soit principalement téléchargé par un public homo, les femmes hétérosexuelles se laissent séduire, et beaucoup se laissent prendre aux jeux.

« J’ai commencé y a 6 jours et je suis déjà accro, c’est franchement bien, en plus avec les réactions des Daddys (Oui car une seul ne me suffit pas) j’en apprends pleins sur le monde gay, je suis surprise. » Laurence 18 ans

Le petit nouveau n’a rien inventé

La simulation de rencontre existe depuis presque 3 décennies maintenant. Le géant reste sans grande surprise les Sims, avec comme slogan « Créez la vie ». Bien que le 4ème chapitre soit en vente depuis une année, quasi tous connaissent les petits hommes avec un cristal vert sur la tête. Il était possible de créer le ménage et les couples de votre choix, et donc de marier un homme avec un homme ou bien une femme avec une femme. Bien que le côté LGBT n’a jamais été occulté, les Sims n’en ont pas fait une arme de bataille. Dream Daddy a fait le choix d’assumer à 100% l’aspect gay du jeu. Un coup de poker qui semble beaucoup plaire aux utilisateurs, mais aussi aux curieux qui n’y voient pas un changement de sexualité.

« Pour moi c’est juste un jeu, ça va pas plus loin. Puis ne plus c’est drôle ça occupe pas mal et je me sens pas changer de bord quoi. Puis je réalise que j’y connais pas grand-chose au monde gay donc on peut dire que ça instruit. » Thomas, 24 ans

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