VIH : Un Nouvel Espoir ?

À l’occasion de l’IAS, qui se tient en ce moment même à Paris, tous les regards se tournent vers l’Afrique du Sud. C’est en effet à Johannesburg qu’habite un...

À l’occasion de l’IAS, qui se tient en ce moment même à Paris, tous les regards se tournent vers l’Afrique du Sud. C’est en effet à Johannesburg qu’habite un des premiers cas de rémission sans traitement. Une exception qui peut nous rendre enthousiastes vis-à-vis des alternatives aux traitements antirétroviraux de demain.

 

Né d’une mère atteinte du VIH, l’enfant est pris en charge depuis sa naissance. Également séropositif, sa charge virale demeure néanmoins indétectable 8 ans après son traitement. Il fête son 10ème anniversaire cette année et apparaît ainsi comme un cas exceptionnel. Sa situation est une piste en soi pour l’avenir du traitement de la séropositivité.

 

UN ESSAI CLINIQUE FRUCTUEUX

Ni son identité ni son sexe n’ont été révélés lors de la présentation de ce cas à l’IAS. Cependant, nous avons pu savoir qu’il a été suivi dans le cadre d’un essai clinique de 2005 à 2011 par les docteurs Avy Violari et Mark Cotton à Soweto.

C’est en 2008, par tirage au sort, que l’enfant alors âgé de deux mois avait pu bénéficier des antirétroviraux pendant 40 semaines. L’essai comprenait un arrêt du traitement à la condition que les défenses immunitaires (cellules CD4) soient suffisantes. Ce qui advint.

 

SEUL LE GÉNOME VIRAL A PU ÊTRE TROUVÉ DANS L’ADN

Alors que le virus est présent de manière à pouvoir se répliquer dans le cas de l’adolescente française en rémission depuis 12 ans, seul le génome viral a pu être trouvé dans l’ADN des cellules infectées dans le cas Sud-Africain.

 

Avec peu de récepteurs exprimés dans les cellules du système immunitaire (qui permettent au virus de provoquer l’immunodéficience), la charge virale se concentre dans le sang et fait ainsi stagner la progression de la maladie.

 

UNE RÉMISSION SANS ANTIRÉTROVIRAUX, PAS UNE « GUÉRISON »

 

Le docteur Fauci préfère employer le terme de « rémission sans traitements anti-rétroviraux » plutôt que « guérison » ou « cure« . L’idée maîtresse, à l’avenir, serait ainsi de tester une rémission durable sur ce modèle, « disposer de tels anticorps à action prolongée avec, par exemple, une injection tous les six mois. »

 

 

La situation délétère du continent Africain lorsque l’enfant est né

 

Néanmoins, n’oublions pas le quotidien des personnes atteintes de ce virus, la situation encore inquiétante en Afrique et plus généralement dans le monde entier, le désintéressement explicite du président Trump, les effets secondaires du traitement et, encore trop souvent, la sérophobie à laquelle ces mêmes personnes font face.

 

 

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