Mardi Librairie : À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie, d’Hervé Guibert

C’est Mardi c’est Librairie. Cette semaine, à l’occasion de la sortie de 120 BPM, c’est l’oeuvre phare d’Hervé Guibert qui est mise à l’honneur : À l’ami qui ne...

C’est Mardi c’est Librairie. Cette semaine, à l’occasion de la sortie de 120 BPM, c’est l’oeuvre phare d’Hervé Guibert qui est mise à l’honneur : À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie. S’il est l’un des premiers auteurs à écrire la maladie qu’on n’ose encore nommer, son oeuvre demeure un témoignage inoubliable d’une page noire de notre Histoire. 

 

#6 : À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie, Hervé Guibert, Gallimard, 1990

 

Un récit écrit comme un journal, ce texte d’Hervé Guibert est bien plus qu’un reportage. Il est un legs nécessaire sur le développement de la maladie, l’inexistence des traitements actuels et la condamnation sine qua non.

Le titre porte en lui l’état d’esprit qui traversera le texte. Un fatalisme auquel on essaie de ne pas croire, et un pardon teinté d’accusation. Une condamnation en cache une autre, et toute la perversité de l’épidémie transparaît entre les lignes.

 

 

Comment pourrait-on tuer celui qu’on aime, ne serait-ce qu’une nuit ? Ce paradoxe apparent reste la grande interrogation du livre. Avec un titre sous forme de dédicace, Hervé Guibert touche à l’universel. Quiconque aime ou vit peut être contaminé.

 

 

 

On y suit également l’inspection quasi-experte des évolutions de son corps en proie à l’immuno-déficience. Le regard froid porté sur celles-ci n’en est que plus saisissant. En se racontant, Hervé Guibert dépasse le cadre de l’auto-fiction en faisant de lui un personnage avatar. À découvrir de toute urgence !

Pour aller plus loin, vous pouvez retrouver son entretien pour Apostrophes avec Bernard Pivot sur cette vidéo des archives INA

 

 

 

 

 

 

 

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