LA RENCONTRE PARTOUT, MAIS OU ?

Le nord, cette région où vivent de nombreux paradoxes. Entre l’air pur de la campagne, la vie tranquille, les touristes anglais et les cimetières militaires, c’est le coin où...

Le nord, cette région où vivent de nombreux paradoxes. Entre l’air pur de la campagne, la vie tranquille, les touristes anglais et les cimetières militaires, c’est le coin où l’on trouve des villages un peu partout et où l’éloignement est une source de plaisirs comme un défaut. Dans ces belles étendues, la communauté gay manque de représentations et de lieux de référence. Comparé aux villes comme Lille ou Bruxelles, trouver un compagnon en milieu rural tient plus d’une mission que d’une habitude.

Par Clément Curcuru

Phénomène de société marquant du XXIe siècle, l’isolement touche plus facilement les personnes LGBT. Bien que nos droits augmentent depuis ces dernières décennies, des fléaux tels que la dépression, la solitude ou bien toutes autres formes d’abus n’ont pas bougé d’un pouce. En moyenne, les gays ont 2 à 10 fois plus de chances de faire une dépression majeure. Les gays ont en moyenne moins d’amis proches hétéros et sont plus sujets à l’anxiété, la prise d’alcool ou autres.

 

ECHANGER UN REGARD

Où et comment se rencontrent les gays du Nord? Et bien un peu comme tout le monde. Il n’y a pas de recette secrète, si l’on veut partager un bout de chemin avec quelqu’un, il faut forcer la rencontre et sortir. La région étant surtout composée de petites villes éloignées les unes des autres, alors le plus simple, ce sont les grandes villes. Pour beaucoup d’habitants, Lille était la solution à leur solitude. « Je vivais dans une petite ville, les bars gays n’arrivaient pas à s’implanter, ils avaient mauvaise réputation, alors le week-end on partait pour Lille, c’était un peu la seule solution. » nous explique Max, 23 ans. La ville étudiante est propice à la rencontre. Entre le privilège, le Vice & Versa, le Liquium, les lieux gays ne manquent pas. Pour ceux qui aiment s’exprimer sur une piste de danse, le S-Club ou bien le Happy Club ouvrent leurs portes aux garçons en mal d’amour.

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Article à retrouver en intégralité dans Garçon Magazine, numéro 11, disponible chez votre marchand de journaux.

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