Lucas Murnaghan, l’eau, l’homme, la photo

Canadien, Lucas est gay mais c’est surtout fait le spécialiste de la photo dans l’eau. Il sublime ainsi les corps de ces jeunes modèles, dans l’effort des sport aquatiques comme le surf ou la waterpolo. Mais c’est...

Canadien, Lucas est gay mais c’est surtout fait le spécialiste de la photo dans l’eau. Il sublime ainsi les corps de ces jeunes modèles, dans l’effort des sport aquatiques comme le surf ou la waterpolo. Mais c’est son extraordinaire série sur la piscine qui a attiré notre attention. Il y photographie, dans des attitudes de la vie courante, de magnifiques nageurs qui se prêtent au jeu de ces mises en scènes touchantes de simplicité et pleines de grâce naturelle. Les corps semblent suspendus, parfois emprisonné dans une bulle et donnent l’impression d’un temps suspendu qui nous invite à une méditation contemplative.  

Lucas, est-ce que tu peux te présenter à nos lecteurs ? 

Je vis à Toronto, j’ai 42 ans, et je suis chirurgien. Dès que j’ai le temps je reprends mon activité de photographe, qui est une vraie passion intarissable. 

Quand as-tu commencé la photographie ? Tu utilises des appareils spéciaux ? 

J’ai toujours aimé prendre des photos, mais je mis suis vraiment plongé en photographiant des surfeurs, il y a trois ans. J’ai aimé le challenge à la fois technique et physique de prendre des clichés en milieu aquatique. Mon travail sous l’eau est une évolution du « sur l’eau ». Pour cela j’utilise un Canon 5Div, avec une housse étanche Aquatech Elite. 

Comment est-ce que tu définirais ton travail ? 

C’est une question difficile… J’aime me dire que certaines de mes photos sont surréalistes, mais pour autant, j’essaie de conserver l’intégrité et l’honnêteté de mes pièces. Mon but est d’émouvoir les gens et en même temps de les faire réfléchir à comment elles ont été prises. 

Quelles sont les difficultés auxquelles il faut faire face pour travailler sous l’eau ?  

C’est avant une question de plaisir mais aussi un vrai challenge de faire des photos comme celles-ci. On ne peut pas utiliser des équipements comme des tubas ou autres, donc c’est du one shot, pour le modèle comme pour moi. Cela crée aussi un lien de confiance entre nous, et je pense que cela renforce l’émotion que doit provoquer la photographie au final. Je suis toujours dans la recherche de nouveaux endroits où faire un shooting. Le lieu est tout aussi important que le modèle selon moi. 

Quel est le but de recréer des scènes de la vie quotidienne, mais sous l’eau ? 

Pour moi, le monde aquatique est une sorte de réalité alternative, ou une sorte de refuge au monde extérieur, une bulle. Nous sommes toujours en action dans nos vies, accablés de beaucoup trop de choses. Sous l’eau, c’est une échappatoire, un réconfort. J’aime ce contraste improbable entre les poses et les contextes dans un milieu non-approprié. 

Qui sont tes modèles, des mannequins ou des nageurs ? Comment ont-ils réagi à tes propositions ? Ils ont soumis des idées ? 

Ils viennent tous de mondes artistiques ou sportifs différents. Mes premiers modèles étaient tous des nageurs. Ils avaient besoin d’aptitudes physiques nécessaires pour agir sous l’eau. J’ai eu la chance de travailler avec des danseurs, des acteurs, ou divers gymnastes. Certains ont été mannequins professionnels sans aucune expérience du domaine aquatique, mais ils ont développé une certaine affinité avec avec l’eau. Avant de plonger, nous parlons beaucoup, afin de faire une proposition créative et de raconter une histoire. Il est impératif que nous soyons tous les deux fiers et inspirés du rendu que je veux obtenir. 

Tu aurais une anecdote spéciale à nous raconter d’un shooting ? 

Les premiers modèles que j’ai shooté, étaient l’équipe de waterpolo de Toronto, les Triggerfish. On avait d’abord collaboré sur l’eau l’année dernière, et nous avons ensuite décidé de travailler sous l’eau ensemble. Cela a été beaucoup de travail, d’entraînement et de coaching pour arriver LA photo d’une équipe de 58 athlètes, avec les coaches, assis au fond de la piscine. Le premier objectif des shootings est de s’amuser, et je peux clairement dire que nous l’avons pleinement atteint. 

Quels sont tes prochains projets ? 

J’ai énormément de projets à travers le monde, notamment à Hawaï ou en Californie. J’en suis aux prémices de mon projet artistique et je compte bien, aussi, venir en Europe et en Australie. Je travaille actuellement sur mon book, avec des séries de petites histoires ou d’essais. J’aimerais sortir un livre lors d’une exposition dont le lieu reste à définir.  

Peux-tu nous dire où nos lecteurs peuvent te retrouver toi et ton travail ? 

Le principal endroit où on peut trouver mes photos c’est Instagram –  @lucasmurnaghan –  où je suis le plus actif. J’y retrouve des abonnés ou de possibles collaborateurs par messages. C’est d’ailleurs grâce à ce vecteur que de nombreux projets ont démarré ! On peut également me retrouver sur Twitter et Facebook sous le nom de Lucas Murnaghan Water PhotographyPour les plus intéressés, je possède également un site, www.lucasmurnaghan.com, sur lequel on peut acheter les photos imprimées. 

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