ALERTE ! LES CENTRES LGBT SONT-IlS CONDAMNES ?

C’est la rentrée. Nouveau président, nouveaux députés. Si les regards se tournent notamment vers l’Assemblée et l’Elysée, un changement d’échelle permettrait de voir une situation autrement plus inquiétante dans...

C’est la rentrée. Nouveau président, nouveaux députés. Si les regards se tournent notamment vers l’Assemblée et l’Elysée, un changement d’échelle permettrait de voir une situation autrement plus inquiétante dans les centres de diverses villes françaises. A l’occasion de l’élection de Mr Gay 2017, nous avons pu nous entretenir avec Michaël Achard, président du centre LGBT de Tours, qui lutte contre vents et marrées, avec toujours plus de missions…Et toujours moins de budget.

Léo FOURRIER

 

Quelles sont les missions d’un centre LGBT ?

Nous avons des missions très variées. L’information et la sensibilisation du public en font partie : on intervient dans le milieu scolaire, on rencontre 700 collégiens et lycéens de janvier à juin ! On tient également des stands sur certains festivals; c’est là que l’on fait fait également de la prévention, à propos du VIH et du suicide notamment. Enfin, le centre est avant tout un local et un lieu d’accueil. On y organise des permanences tous les mercredis et samedis après-midis.

 

« Il y a un besoin de lien social et on est là pour ça ! »

 

Le cas de Tours semble assez général : comment percevez-vous l’évolution des centres LGBT en France?

A Tours, en 4 ans, on est passé de 200 à 1070 visites par an depuis la Manif’ pour tous. La force des centres, c’est qu’on accueille toutes les origines sociales, ethniques et toutes les nationalités. On y parle de toutes les thématiques, allant de la transidentité à la sexualité. Il y a un besoin de lien face à la violence exprimée et on est là pour ça.

De quoi vit un centre LGBT ?

On vit à 75% de subventions et à 25% de dons. Il y a eu une grosse évolution. A Tours, on est passés de 12 000 euros en 2014 à 40 000 euros en 2017. Il faut dire qu’on s’investit dès qu’on le peut en vue d’accroître notre budget. On a participé au concours Têtu-leRefuge, à la fondation SNCF. On est sur tous les fronts.

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Interview à retrouver en intégralité dans Garçon Magazine, numéro 11, disponible chez votre marchand de journaux.

 

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