Fred Goudon, le dieu des photographes du nu masculin

Fred Goudon internationalement connu pour ces photos ou l’homme nu est sublimé, est entre autres, l’auteur des éditions 2006, 2014, 2015 et 2016 des Dieux du Stade. L’artiste revient sur sa...

Fred Goudon internationalement connu pour ces photos ou l’homme nu est sublimé, est entre autres, l’auteur des éditions 2006, 2014, 2015 et 2016 des Dieux du Stade. L’artiste revient sur sa collaboration avec le célèbre calendrier mais nous parle aussi de ces projets actuels et de son futur 8eme livre. Rencontre avec cet homme discret mais au regard affuté. 

Propos recueillis par Christophe Soret 

Comment êtes-vous devenu photographe pour le calendrier les Dieux du Stade ?  

Le premier calendrier des Dieux du stade est sorti en 2000. A cette époque, j’habitais à Barcelone et dès que j’ai vu ce calendrier, j’ai adoré l’idée, le concept, et je me suis senti concerné. Quand il a paru pour une 2eme année, j’ai compris que ça allait durer et que c’était une belle histoire. Donc au cours de mes voyages, j’ai fait des photos avec des modèles sportifs pour pouvoir présenter un portfolio digne de ce nom au producteur du calendrier. C’est comme ça que j’ai rencontré Max Guazzini. Je lui ai présenté mon portfolio et il m’a quasiment engagé tout de suite pour le calendrier des dieux du stade 2006. Le shooting s’est en même temps bien et mal passé, c’était artistiquement compliqué et humainement difficile.  

Qu’elle incidence positive cette expérience a-t-elle eu sur la suite de votre carrière de photographe ?  

Tout d’abord, je voudrais dire que je suis très admiratif par rapport à ce qu’a créé Max Guazzini, l’initiateur du calendrier des Dieux du Stade. C’est un vrai génie du marketing et de la communication. On lui doit beaucoup par rapport à la démocratisation du nu masculin en France. C’est un vrai cadeau d’avoir pu réaliser 4 calendriers des Dieux du Stade. Aujourd’hui je réalise les Pompiers, les Agriculteurs et les Sportifs mais on m’appelle encore le photographe des Dieux du Stade ! Ça fera toujours partie de moi.  

Est-ce compliqué de faire poser nu ces mannequins, pompiers et athlètes ?  

Que le modèle soit mannequin confirmé ou débutant, athlète ou pompier, le processus est toujours le même. C’est une histoire de respect, de considération de chacun, de pudeur. Et la pudeur, ça se respecte. Je ne pousse jamais un modèle à faire ce qu’il n’a pas envie de faire. C’est simplement une proposition. La plupart du temps, avec la confiance, on peut aller un petit peu plus loin que les limites qu’il s’était fixé au début, au nom d’une photo artistique ou au nom d’une envie réciproque de faire quelque chose de beau.  

Y a-t-il un modèle qui a particulièrement retenu votre attention et avec qui vous avez eu un rapport privilégié ?  

Il y a bien longtemps, j’ai reçu un coup de fil d’une dame du sud de la France qui, avec un très joli accent, m’a demandé comment il fallait procéder pour que son fils « fasse le mannequin », comme elle disait. Je lui ai proposé de le rencontrer, « elle me l’a envoyé à Paris » et nous avons fait ses premières photos. C’était Gilles Marini. Je l’ai présenté dans des agences à Paris et en France, personne n’en voulait et, quelques mois plus tard, je suis parti à Miami. Les réactions étaient complètement différentes. L’Agence Irène Marie lui a proposé de travailler immédiatement et depuis il n’a jamais quitté les États-Unis. Il a habité pendant une dizaine d’années à Miami où il a travaillé en tant que mannequin et, ensuite, il est parti à Los Angeles parce qu’il voulait être acteur. Il a fait des débuts très marquants dans le film Sex and the City. Il a aussi eu des rôles importants dans des séries comme Brothers and SistersSwitch at birth, et Devious Maid, entre autres. Et tout ceci l’a propulsé dans le « top ten » des hommes les plus sexy au monde ! Nous sommes restés très proches, je suis très fier de sa réussite. Et j’aime à croire que j’y suis peut-être un petit peu pour quelque chose.  

Y a-t-il une anecdote croustillante que vous pouvez nous raconter concernant les shootings de vos calendriers ?  

Au risque de briser le mythe, je n’ai pas vraiment d’anecdotes croustillantes à raconter car il s’agit avant tout de séance de travail. Bien sûr, l’ambiance est généralement très détendue et on passe un bon moment, mais nous restons quand même très concentrés sur ce que nous faisons. Et c’est d’ailleurs pour cette raison que les photos sont réussies… la plupart du temps !  

Y a-t-il dans tout ce que vous avez entrepris une autre expérience qui vous a été décisive dans votre ascension de photographe ?  

J’ai créé Le Calendrier des Pompiers il y a 2 ans. Ce qui m’a beaucoup plu, c’est de créer artistiquement un hommage à nos chers pompiers qui sont tellement courageux. Et cela a été un vrai succès ! Aujourd’hui, le calendrier s’appelle Les Pompiers, édité chez First. J’ai gardé tout l’esprit, le savoir-faire et bien entendu de vrais pompiers, j’ai gardé tout ce que j’avais apporté à ce projet, et l’engouement du public pour ma vision des Pompiers reste le même. En revanche, le revers de la médaille, c’est que cela a suscité plagiats et copies. Mais la concurrence est stimulante. Je suis un fils de commerçants, je sais de quoi je parle !  

Dans Garçon mag N°12 nous avons parlé de vos calendriers. Quels sont vos autres projets pour 2018 ?  

Cette année, je vais travailler sur les calendriers 2019 et je vais faire en sorte de finaliser mon prochain livre, le 8ème, qui va s’appeler The Morning After, qui est un petit peu la suite de Sunday Morning. D’ailleurs, quelques photos de ce portfolio en sont extraites. Et depuis peu, j’ai quelques images qui sont disponibles en édition limitée chez YellowKorner, notamment L.A. Pool et Deux, que je vous présente ici aussi.  

Quels conseils techniques et pratiques pourriez-vous donner à un jeune photographe qui veut se lancer dans le nu masculin ?  

En ce qui concerne les jeunes photographes qui veulent faire du nu artistique, et tous les photographes en général, je recommande la patience et la persévérance. Ce sont des éléments essentiels pour être photographe. Ça se mérite, on ne peut pas s’autoproclamer photographe aussi simplement que ça car même si c’est une vocation, c’est avant tout beaucoup de travail.  

Info line (rappel de vos sites)  

         http://fredgoudon.blogspot.fr/ 

         https://fredgoudon.com/ 

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