Le VIH en hausse auprès des plus de 50 ans

The Lancet nous donne les chiffres

Alors que le Sidaction soufflera ses 30 bougies en mars, une étude nous apprend que le Sida touche de plus en plus les plus de cinquante ans, sans diminuer auprès des plus jeunes. Preuve d’un combat qui n’est pas terminé.

Les solutions de protections contre le VIH se multiplient, ou se développent sans cesse. Cela n’empêche cependant pas le virus de progresser. Selon une étude publiée le 27 septembre dans The Lancet, une revue médicale scientifique britannique, les chiffres de contamination sont fortement en hausse entre 2004 et 2015 pour les seniors. En effet, les cinquante ans et plus se retrouvent parmi les plus touchés par le Sida. Outre cette hausse, le diagnostic est bien souvent tardif, leur faisant découvrir l’infection à des stades avancés.

Cette part de la population n’est épargnée nulle part en Europe, sauf au Portugal où les taux de contamination sont en baisse. Si ce taux reste stable dans une quinzaine de pays, il reste en hausse, sur cette même période, dans seize autres pays. Il n’y a pas de corrélation entre les pays les plus touchés et les moins développés. En moyenne, toujours selon l’étude, les nouveaux cas parmi les 50 ans ou plus, dans 31 pays, ont augmenté de 200%. Ces pays comprennent l’Union européenne, l’Islande,  Liechtenstein et la Norvège.

« Nos résultats illustrent un besoin évident de fournir des programmes complets de prévention du VIH … ciblés sur les personnes âgées en Europe » Lara Tavoschi, auteur principal de l’étude.

Auprès des jeunes, même si les nouveaux cas ne se sont pas réduits, ils se sont stabilisés. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de nouveaux cas, mais un nombre réduit. A savoir une moyenne d’environ 11,4 patients de plus pour 100.000 des 15-49 ans chaque année de 2004 à 2015. Selon Lara Tavoschi, chercheur au Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) en Suède, si les préservatifs sont toujours primordiaux, les auto-tests doivent être plus mis en valeur. Ceux-ci permettent de limiter le diagnostic à des stades avancés.

Malgré cela, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le nombre de nouveaux cas a chuté de 39% dans le monde et des vies sont sauvées grâce au « TAR » (traitement antirétroviral). Le nombre de décès a ainsi diminué d’un tiers. Rappelons tout de même que plus de 36,7 million de personnes vivent avec le VIH à travers le monde selon l’Onusida (le programme de coordination de l’ONU contre le sida). Le chiffre des personnes vivant avec un traitement à vie est également en croissance.

Etant les plus concernés par les moyens de communication sur Internet comme sur les réseaux sociaux, ou les campagnes d’affichage, les jeunes sont peut-être plus sensibilisés aux risques liés au VIH. Malgré certains chiffres ayant une tendance positive, des améliorations restent à faire. Le combat n’est pas terminé, et les solutions sont simples: prévention et dépistage.

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