Baptiste Giabiconi : « L’homophobie est un sujet qu’on banalise »

Déjà dix ans que le jeune homme de bientôt 28 ans trace sa route. Un chemin fait d’aventures toujours plus folles : mannequinat, restauration, musique et même football, ce...

Déjà dix ans que le jeune homme de bientôt 28 ans trace sa route. Un chemin fait d’aventures toujours plus folles : mannequinat, restauration, musique et même football, ce natif de Marseille se moque des préjugés et aime vivre de défis, sans jamais en oublier ses valeurs de simplicité et d’entraide. A cette image, fin d’année oblige, il débarque avec son second calendrier, dont une partie des fonds seront reversés à SOS HOMOPHOBIE. Baptiste Giabiconi, c’est bien sûr du glamour, mais c’est aussi une tête bien faite, et une générosité non feinte. On est séduit …

Propos recueillis par Grégory Ardois-Remaud

 

Pour la deuxième année consécutive, tu reviens avec un nouveau calendrier, comment tu le définirais par rapport à celui de l’an dernier ?

L’idée, c’était de s’imprégner du regard de la photographe, Ellen Von Unwerth. C’est une grande photographe, mondialement reconnue, et je voulais vraiment une femme pour avoir une vision différente. Donc on est toujours dans le « sexy », mais avec davantage de travail sur le noir et blanc, l’auto-dérision. On s’est beaucoup amusés.

Une partie des bénéfices va être reversée à SOS HOMOPHOBIE. L’an dernier, tu avais rendu visite à un centre du Refuge… Pourquoi le sujet de l’homophobie, et au-delà, l’intolérance vis-à-vis de l’homosexualité t’intéresse autant ?

J’ai été touché par cette cause en travaillant dans le mannequinat. Dans un autre métier j’aurais sans doute été moins concerné. C’est un milieu dans lequel on rencontre beaucoup de gays et de lesbiennes. Ils m’ont tous raconté les épreuves difficiles qu’ils ont pu traverser dans leur vie… L’homophobie est un sujet qu’on banalise. On est en 2017 et en France on n’a pas assez évolué par rapport à d’autres pays. Oui, le Mariage pour tous a été accepté mais c’est trop maigre. Il faut changer les mentalités, il faut fédérer, rassembler, et avoir un message porteur et fort au quotidien. Je veux pouvoir aider.

Tu conseillerais quoi à un jeune gay qui vit dans un milieu où l’homosexualité est difficile à assumer ?

Tout dépend de comment il est dans sa tête. S’il vient me voir je lui dirais qu’il y a tout un tas de personnes derrière lui, qui peuvent lui tendre la main, malgré tout ce qu’on peut lui dire au quotidien. Ce qui est primordial, c’est de pouvoir parler, de communiquer. Extérioriser, c’est une thérapie qui fait du bien. Et si des gens te considèrent et t’écoutent, c’est déjà un grand pas. J’en ai fait l’expérience dans différents domaines, ça m’a toujours fait du bien. Il ne faut pas sonder la Terre entière, mais il faut  savoir compter sur les gens auxquels on tient.

[…]

Article à retrouver en intégralité dans Garçon Magazine numéro 12, disponible chez votre marchand de journaux.

 

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