Marlène Schiappa – « Don’t be a drag, just be a Queen ! »

C’est dans son bureau, que Marlène Schiappa a reçu Garçon Magazine, six mois après sa nomination en tant que secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargée de l’égalité entre...

C’est dans son bureau, que Marlène Schiappa a reçu Garçon Magazine, six mois après sa nomination en tant que secrétaire d’Etat auprès du premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes. Marlène ? C’est une femme de 34 ans, qui ne souhaite pas que le pays soit « gouverné par la peur ». Engagée et proche des citoyens, sa vie politique a débuté au Mans auprès du maire PS, ponctuée de littérature décalée « Marianne est déchaînée » ou bien encore « Maman travaille » .

Propos recueillis par Rémi Berger

Quelles sont selon vous les plus grandes inégalités actuelles contre lesquelles vous priorisez vos actions ?

L’égalité professionnelle contre laquelle j’ai mené l’opération « Name and Shame » contre les entreprises qui ne respectent pas les lois (baromètre « Ethics and Boards ») et qui refusent le soutien apporté par l’Etat (formations gratuites le 12/09/2017, ndlr). Les sociétés qui ont ainsi refusé mon invitation seront publiquement affichées sur la porte du ministère et ce, jusqu’à ce qu’elles agissent. La lutte contre les violences sexistes et sexuelles est également un axe majeur de travail, avec la verbalisation de l’outrage sexiste dans la rue, l’éducation à l’égalité via le service national et civil, l’allongement des délais de prescription pour les crimes sexuels afin d’aller jusqu’à 30 ans après la majorité. Je rappelle que tous les trois jours en France, une femme meurt sous les coups de son conjoint… c’est intolérable.

Pourquoi tant d’inégalités femmes-hommes ? Les mêmes qui sont portées contre les LGBT ?

Les inégalités sont souvent liées au sexe et au corps en lui-même, et ce sont effectivement les mêmes mécanismes qui mènent à la discrimination envers les femmes et envers les gays. Ce qui se cache derrière, en fait, c’est la peur du féminin, la misogynie, la promotion de ce qui revêt de la virilité supposée et aux critères de « normes masculines du pouvoir », comme le dit l’institut Catalyst, ainsi que la détestation de tout ce qui ne l’est pas.

[…]

Article à retrouver en intégralité dans Garçon Magazine numéro 12, disponible chez votre marchand de journaux.

Vous aimerez aussi :