Stéphane Corbin : « On tombe, on se relève et on apprend ».

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C’est toujours un immense plaisir de prendre un café avec le compositeur des Funambules. Il y atoujours cette atmosphère pleine de douceur et de sagesse, ponctuée par la voix suave et souriante du jeune quadragénaire. Plus habituée à la scène, Stéphane Corbin nous plonge à nouveau dans l’intime universel, mais cette fois-ci avec son premier roman autobiographique dans lequel il se met à nu, lui et son histoire familiale. Un texte poignant, qui à son image, réussit encore une fois à nous apaiser, pour nous donner une folle envie de vivre.

Qu’est-ce qui t’a motivé à raconter cette histoire, ton histoire, par définition ultra intime ? 

 

Ma mère est morte il y a 17 ans. Ce qui m’a frappé avec le temps, c’est la capacité avec laquelle onoublie les choses. Au début, la maladie provoque la compassion, et ensuite ça emmerde. La mort c’est pareil. Je me suis rendu compte très vite qu’au boulot, dans la famille, ou auprès de ses amis on ne parlait plus d’elle. Il y avait un truc admis, du genre « elle est morte, c’est fini ». Ça ne correspondait en rien avec le drame intérieur que moi je vivais. Un an après sa mort, je me suis alors mis à écrire dans des carnets, des souvenirs qui me revenaient. J’ai consigné tout ça, sans projet, juste pour moi, pour ne pas oublier. C’est bien plus tard, il y a 5 ans au hasard d’une rupture amoureuse, que je suis partie une semaine dans un hôtel au bord de la mer avec tous ces carnets. Je me suis retrouvé seul, et j’ai écrit ce qui m’est venu, à savoir mon chemin pendant ces années-là. Et je me suis rendu compte que croiser ces deux points de vue était intéressant. Entre une vie qui se termine et une autre qui débute.

Finalement tu as décidé de rendre ce texte public, et donc de le livrer à des lecteurs…

C’est assez cohérent avec ma démarche artistique. Quand je fais de la musique, comme avec les Funambules par exemple, je cherche à faire parler l’intime de tout le monde (…)

Retrouvez la suite de cette interview dans Garçon Magazine n°13 !