La bière R, escroquerie et fin de l’histoire !

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« Il était prêt à tout, dit un ami avec qui il devait lancer une bière à destination de la communauté LGBT. Il m’a siphonné mon carnet d’adresses LGBT, il a fait mine de lever des fonds. Puis on n’a jamais rien vu. J’ai tout perdu, même ma réputation. En plus, on avait associé des associations LGBT à qui on avait promis de reverser une partie de nos bénéfices. Il m’a ruiné ».

 

 

« Touron est un garçon très intelligent. On lui donnerait le Bon Dieu sans confession. Dommage d’avoir mis tout son talent au service de l’escroquerie. Dans la légalité, il serait riche aujourd’hui », confie ensuite une des connaissances de Stéphane Touron.

Si vous ne connaissez pas l’homme, vous avez certainement entendu parlé de la bière « R for Community » dont Garçon Magazine a été partenaire.

 

« Touron voulait en effet inonder la Côte d’Azur de mousse à 5 degrés. Il en met alors plein la vue aux fournisseurs, à ses associés et aux futurs investisseurs. En tout, près d’un million d’euros seront engloutis pour son projet. Il fait notamment louer pour le jour du grand prix de Formule 1 de Monaco deux appartements de luxe dont les terrasses donnent sur le circuit. Ses invités, futurs clients, débitants ou actionnaires, sont rincés à l’œil. Mais aucun des prestataires ne sera jamais payé, pas même la propriétaire des duplex de standing. » Source Le point

A 47 ans il est à la case prison depuis le 20 janvier  : aucun des prestataires ne sera jamais payé dont en partie Garçon Magazine.  Christophe Soret, directeur de publication de Garçon Edition souhaite aujourd’hui réagir :

 

Chers Lecteurs et amis

Je profite de cet article du Point et de la mise en examen de l’escroc Stéphane Touron pour faire mon mea culpa.

Nous aussi, nous avons été séduits et finalement abusés par le projet de la bière R « bière engagée », que monsieur Touron nous avait proposé.

J’ai, du coup, convaincu une partie de la communauté parisienne d’y adhérer car une partie des bénéfices devait être reversé à la lutte contre l’homophobie.

Au bout du compte, l’escroc s’est servi dans la caisse, le produit a dû être abandonné et une fois de plus un projet mercantile communautaire à fait pschitt.

Cela nous servira de leçon et à l’avenir, nous nous renseignerons mieux sur nos partenaires.

Christophe SORET