NOBODY’S WATCHING : QUINTESSENCE DE LA TRAGEDIE

New-York, ville majestueuse, ville de lumière, gigantesque machine à broyer les âmes. Voyage au coeur de la capitale de l’excès, où les hommes se perdent, où les vies se brisent. Ce film, c’est une course effrénée à la...

New-York, ville majestueuse, ville de lumière, gigantesque machine à broyer les âmes. Voyage au coeur de la capitale de lexcès, où les hommes se perdent, où les vies se brisent. Ce film, cest une course effrénéà la recherche du succès dans un New-York idéalisé, cest le mur du vrai et le choc de la réalité. Au cinéma le 25 Avril 2018. 

Par Victorien BIET 

Il est très difficile de rester impassible devant Nobody’s Watching. Incompréhension, dégout, tristesse, compassion et parfois même colère se succèdent durant la (très) longue heure et quarante minutes de film durant laquelle nous suivons Nico, plein de rêves et de bonnes intentions dont on ne comprend pas immédiatement ce qu’il fait là ni qui il est. D’ailleurs, l’on apprendra son prénom qu’au bout d’une bonne demi heure de film.  

FASCINANTE INCOMPRÉHENSION 

Nico est baby-sitter… Non, acteur… Il vit en colocation… Mais il a son petit appartement à lui… Enfin tout cela n’est pas très clair… au départ. Arrivé de Bueno Aires où il était acteur dans une série à succès, il débarque à New York pour jouer dans un film qui promet de lancer sa carrière internationale. Seulement, le projet piétine et il est rapidement contraint à faire des petits boulots, à voler et surtout à mentir à ses proches qui le voient déjà en haut de l’affiche.  

À certains moments, la tristesse et la compassion laissent place à la colère car, sans le dénouement tragique de ce drame romantique, l’on a tendance à se demander ce qui peut bien retenir Nico à New-York et le pousser à s’obstiner dans un chemin dont l’on comprend dès le départ qu’il est sans issue.  

TRAGIQUE, TRAGIQUE SANS RELÂCHE. 

Nobody’s Watching est une tragédie (c’est positif). Une terrible tragédie totalement désespérée dont le dénouement (tout aussi terrible) vous laissera un gout amer. Car, dans ce film, il n’y a pas d’espoir, pas de résolution, et cette absence de résolution a des airs de morale. Là est le gros défaut de ce long métrage : le message qu’il veut faire passer et, pour être tout à fait franc, il n’est pas très clair, comme le reste.  

DANS LOEIL DU CYCLOPE ?  

« Il en faut peu pour être heureux, il faut se satisfaire de ce que l’on a et ne pas prendre de risques.» Est-ce ça, le fameux message renvoyé par Nobody’s Watching ? Surement non. Malheureusement, c’est ce que l’on comprend et c’est fort dommage car, autrement, vivre la déchéance de Nico, l’accompagner dans sa chute est une expérience incroyable et émouvante et le dénouement douteux de cette oeuvre passionnante ne nous empêchera certes pas de retourner le voir le 25 Avril prochain lors de sa sortie en salle ! 

Plus d’infos : 

  • epicentrefilms.com  

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