Daniel Cordier : des ombres… à la lumière.

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Des pneus qui crissent, un bruit de bottes dans les escaliers et des cris en allemand dans les couloirs d’un immeuble. Tenter de sauver ce qui est essentiel, vital. Fuir, éviter la Gestapo, échapper à la torture, pour ne pas parler. Il était jeune, aimait les garçons et, dans cette France occupée, il devint… un héros.

1933, la croix gammée flotte sur le Bundestag. Des tranches de la population sont stigmatisées par le port obligatoire de l’étoile jaune et du triangle rose pour les homosexuels. Insidieusement, la menace envahit l’Europe. Malgré la chute de la République espagnole en 1937 et les alertes lancées par des hommes comme Jean Zay ou Georges Mandel, qui tomberont dans le piège du Massilia, nul ne réagit. Le 1er septembre 1940, la France se réveille, abasourdie, la guerre est déclarée.

Daniel Cordier, vit à Bordeaux. Royaliste, membre de l’Action française et fondateur du cercle Charles Maurras, il a 19 ans et attend son incorporation pour rejoindre l’armée, prise dans la déroute de la Blitzkrieg (…)

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