Avril, ne te découvre pas d’un livre !

Les fêtes sont passées, le calme plat revient sur le pays tout entier et bien que la froide morsure de l’hiver n’ait toujours pas laissé place à l’agréable douceur printanière, voilà qu’arrive le...

Les fêtes sont passées, le calme plat revient sur le pays tout entier et bien que la froide morsure de lhiver nait toujours pas laissé place à lagréable douceur printanière, voilà quarrive le moment de vous présenter notre sélection du mois.  

Par Victorien BIET. 

Vingt Trois Zéro Cinq de Didier Malhaire. Éditeur : Editions du Chameau.  

(Combattre loubli.) 

« La vieillesse est un naufrage » disait un certain Général De Gaulle. Vingt Trois Zéro Cinq est le grand gagnant du Prix du Roman Gay 2018 avec la mention spéciale du jury. Il décrit avec justesse et avec un luxe de détails l’existence moribonde et dépourvue de toute perspective de ces personnes abandonnées en maisons de retraite à travers le regard poétique et perturbant de l’un d’entre-eux, confronté – entre autres – à l’isolement et au refoulement du désir, enfermé entre les murs froids et sans âme de ce triste couloir de la mort.  

Les vestiges dAlice de Marc Kiska. Éditeur : Tabou (collection Jardins De Priape). 

(Piégés dans le terrier du lapin.) 

Trash et sans concession. C’est ainsi que nous pourrions le mieux décrire Les Vestiges d’Alice, récit doux-amer du passage à l’âge adulte et de la mort programmée de l’innocence. Violence et sexualité se côtoient dans le récit de ces jeunesses tourmentées en perpétuel questionnement dont l’identité et la recherche du soi demeurent en mouvement. Le sous-texte de cette histoire fait échos au titre du livre : Que reste-t-il de l’enfance ? Survivra-t-elle à cette douloureuse transition ?  

Les Rêveurs de Isabelle CarréÉditeur : Grasset.  

(Le rêve jusquaux frontières du réel.) 

Roman ou autobiographie ? La frontière est bien maigre lorsque l’on parle des Rêveurs d’Isabelle Carré. Les Rêveurs, c’est avant tout l’histoire de cette enfant se préparant à assister au déballage des très anciens secrets de famille après le déchirant coming out de son père. Mais c’est aussi l’histoire de cette auteure nous livrant sans concession les mémoires de cette enfance qu’elle interprète à sa manière, entre rêve et réalité.  

Mondo Reverso de Arnaud Le Gouëfflec (scènario) et Dominique Bertail (dessins). Éditeur : Fluide Glacial. 

(Homme ou femme, oui mais pas seulement) 

Au coeur des pleines du grand ouest, aux confins de la civilisation, se déroule, dans la plus pure tradition des westerns spaghettis, une histoire bien surprenante. Dans l’univers de Mondo Reverso, les hommes sont des femmes et les femmes sont des hommes. Pénétrez dans cet univers loufoque et touchant où homme et femme vont devoir rompre les barrières du genre pour s’unir lors d’une aventure qui changera leurs vies.  

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