Réunion contre « l’impérialisme gay » à Tolbiac.

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Edit : suite à l’intervention des forces de l’ordre, la réunion a été ajournée mais sera « surement » reconduite d’après les organisateurs. 

Une fois n’est pas coutume, c’est avec stupeur que nous avons découvert, en ce vendredi 20 avril 2018, qu’une réunion serait organisée ce jour à 15h au sein de ce que les étudiants grévistes appellent la « commune libre de Tolbiac » et ayant pour thème la lutte contre « l’homoracialisme » et « l’impérialisme gay », comprenez « l’extension des droits LGBT dans le monde ».

Nous vous rapportions déjà il y a quelques jours notre inquiétude quant au tournant que pouvait prendre la direction d’Act Up Paris, à présent contrôlé par des militants issus des Indigènes de la Républiques (parti pourtant très critiqué pour ses positions anti-LGBT). C’est aujourd’hui au tour de la « Commune Libre de Tolbiac » de s’y mettre en proposant une réunion au sujet de ce que les intervenants appellent « l’impérialisme gay ».

Pour être parfaitement honnêtes, il faut admettre que cette réunion n’est pas du tout représentative des étudiants grévistes mais plutôt du résultat que produirait leur modèle de société utopique où la liberté d’expression est totale est absolue (sauf lorsqu’elle touche aux migrants, à l’islam, à l’islamisme, au racisme,  à la laïcité à géométrie variable et à tout ce qui se situe plus ou moins à gauche de Jean-Luc Mélenchon). Car ces réunions sont organisées « en mode Yolo », comme on dit quand on est jeune, par de petits groupes, les amphithéâtres occupés étant en « libre service » sur le principe de Nuit Debout. Chacun (sauf les étudiants de la droite et du centre et surtout pas d’En Marche) étant naturellement libre d’y organiser ses petites interventions.

 

Le « Média libre de Tolbiac » n’a pour l’heure toujours pas fait de commentaire en ce qui concerne cette réunion dont on devine déjà qu’elle fera grand bruit. Nous vous tiendrons bien-entendu informés de la teneur des propos tenus lors de cette réunion et des nombreuses réactions qui risquent de gronder dans les jours à venir. La LICRA a, pour sa part, déjà dénoncé un « atelier homophobe » et une « propagande de haine ». Affaire à suivre…