Russie : torturez un gay pour 2€ !

À l’heure où nous pensions qu’après le génocide en Tchétchénie, la Russie ne pouvait pas aller plus loin dans l’horreur, c’est avec effroi que nous avons découvert ce tout...

À l’heure où nous pensions qu’après le génocide en Tchétchénie, la Russie ne pouvait pas aller plus loin dans l’horreur, c’est avec effroi que nous avons découvert ce tout nouveau « jeu » dans la droite lignée du #BlueWhaleChallenge : un site internet nommé « Saw » (du nom du célèbre torture-porn régulièrement censuré en France pour sa violence extrême) vous propose, pour la modique somme de 2€, d’obtenir les coordonnées d’une personne homosexuelle pour la torturer. On fait le point.

« Chechnya’s Comeback » est le slogan de ce nouveau site internet, rapidement censuré. Comprenez « le retour de la Tchétchénie ». La référence n’est pas très compliquée à comprendre et c’est dans la droite lignée de cette République génocidaire que ce petit « jeu » veut s’inscrire en proposant de recueillir des informations sur les LGBT russes et de les revendre pour la modique somme de 200 roubles, soit 2€, avec la simple consigne de bien se défouler.

Faire comprendre aux LGBT russes qu’ils doivent cacher leur différence sous peine d’être dénoncés sans même le savoir.

Depuis le lancement de la campagne, le « jeu » a déjà fait trois victimes connues mais de nombreuses autres se tairaient, de peur des représailles. Si ce genre de pratiques étaient déjà largement répandues depuis 2008, elles se déroulent aujourd’hui au grand jour dans un pays où l’homosexualité devient de plus en plus tabou et où la majorité des citoyens souhaitent qu’elle soit repénalisée.

L’objectif de ce projet est très clair : aller dans le sens de la loi contre la « propagande homosexuelle » promulguée en 2013 par Vladimir Poutine en faisant comprendre aux LGBT russes qu’ils doivent cacher leur différence sous peine d’être dénoncés sans même le savoir et d’être attaqués à tout moment, que ce soit chez eux ou dans la rue. Quoi qu’il en soit, les homophobes russes semblent avoir une imagination sans limite et jusqu’à parler de traite des êtres humains, il n’y a qu’un pas.

Rien n’empêche ceux qui le désirent d’y accéder en toute liberté

Si le site internet regroupant toutes ces informations a aujourd’hui été censuré, il serait toujours accessible sur le Dark Web. Rien n’empêche ceux qui le désirent d’y accéder en toute liberté, pour peu qu’ils aient quelques connaissances en informatique basique. Affaire à suivre…

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