Expulsion de Moussa vers la Guinée : Garçon Magazine en première ligne.

Depuis plusieurs jours maintenant, c’est un nom qui revient sans cesse à nos oreilles. Moussa, jeune migrant ayant intégré les rangs de l’association AIDES, se bat actuellement contre son...

Depuis plusieurs jours maintenant, c’est un nom qui revient sans cesse à nos oreilles. Moussa, jeune migrant ayant intégré les rangs de l’association AIDES, se bat actuellement contre son expulsion, avec le soutien de ses camarades. S’il est expulsé vers son pays d’origine, le jeune-homme risque en effet de subir l’homophobie locale. Garçon Magazine est en première ligne pour le défendre.

Le 3 mai 2018, Moussa a en effet échappé de justesse à l’expulsion, refusant d’embarquer pour un voyage qu’il sait mortel. Actuellement renvoyé devant un tribunal pour son refus d’obtempérer, le jeune-homme peut compter sur son avocate qui a d’ores et déjà annoncé qu’elle demanderait le réexamen de sa demande d’asile. En attendant, l’association AIDES, dont Moussa est un militant assidu et investi, a publié un communiqué :

« Après une première tentative d’expulsion en catimini évitée in extremis samedi, nous apprenons que Moussa, militant nîmois de AIDES, a été transféré en fourgon vers l’aéroport de Lyon-Saint Exupéry en vue de son expulsion vers la Guinée, pays homophobe. Moussa a refusé l’embarquement, il est actuellement placé en garde à vue à l’aéroport. Nous demandons la suspension immédiate de cette expulsion, acte criminel et indigne du pays des Droits de l’Homme et le réexamen de sa demande d’asile. QUE CESSE CET ACHARNEMENT !
L’information est confirmée : la France est bel et bien en train d’expulser un homme gay vers un pays qui punit l’homosexualité de 3 à 7 ans de prison. Là-bas ne l’attendent que persécutions et menaces pour sa vie.

Moussa est arrivé en France en 2015 après avoir fui la Guinée, son pays d’origine, où son homosexualité lui fait encourir plusieurs années de prison. Ou pire, le lynchage. Arrivé en 2015 avec une autorisation de travail, il est aujourd’hui sans papiers après avoir été débouté de sa demande d’asile en 2017. La préfecture du Gard, notoirement connue pour son zèle dans les expulsions avait déjà tenté de l’expulser samedi, sans succès grâce à la mobilisation des militants de AIDES et RESF.
AIDES condamne fermement une telle politique migratoire, qui semble faire fi de toute humanité et du respect le plus élémentaire des droits humains. Quant à la fameuse tradition d’hospitalité, elle semble n’être qu’un lointain souvenir à l’heure où la loi « Asile et Immigration », qui fragilisera encore davantage les demandeurs-euses d’asile, est en voie d’adoption.
« AIDES demande l’arrêt immédiat de cette procédure d’expulsion, la libération de Moussa et le réexamen de sa demande d’asile. L’Etat doit arrêter de s’acharner contre Moussa, prendre ses responsabilités et protéger les personnes issues de pays où la discrimination homophobe et la criminalisation de l’homosexualité font rage » conclut Aurélien Beaucamp, président de l’association AIDES. »

Toute l’équipe de Garçon Magazine apporte son soutien inconditionnel à Moussa dans l’espoir qu’il puisse très bientôt obtenir l’autorisation de demeurer sur le territoire français.

Plus d’infos :
– Twitter : @assoAIDES
Communiqué de presse.

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