GHB : le SNEG & CO alerte et lance un appel !

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Dans son éditorial du 3 mai, Olivier Robert, le président du SNEG & CO (syndicat professionnel au service des exploitants du domaine de l’hôtellerie, des loisirs, accueillant une clientèle gay-friendly), s’inquiète de la montée en puissance de celle qui fut longtemps surnommée « la drogue du viol » et appel chacun à prendre ses responsabilités.

 

 

 

 » Je suis pour la liberté individuelle de chacun et je ne porte pas de jugement sur ces pratiques. En revanche,  je ne peux admettre que nos établissements soient considérés comme responsables en cas d’absorption de ces drogues prises bien souvent avant d’arriver dans nos lieux.  » ll y a comme un air de ras-le-bol dans les mots d’Olivier Robert. Une lassitude de voir les établissements fermés par les autorités, sans efficacité selon lui, sur le vrai fond du problème, en plus de mettre en péril économiquement ces lieux.  » En tant que chefs d’entreprises et responsable de nos lieux, nous nous battons chaque jour pour refouler les dealers et les revendeurs. Ce n’est pas pour être sanctionnés demain en laissant entrer des clients qui ont déjà absorbés leurs produits ou portent sur eux des mini doses de celui-ci impossibles à détecter lors des fouilles que nos services de sécurité ne peuvent opérer qu’au prix d’infimes précautions selon la réglementation en vigueur. « 

 

 

 

Olivier Robert, président du SNEG & CO

 

 

Il faut dire que le GHB est de plus en plus consommée de manière récréative, et ce, par un public de plus en plus jeune, avide de nouvelles expériences à bas-prix. En effet, sur Internet, il n’est pas difficile de trouver un litre à seulement 70 euros, ce qui donnera une dose de 1 ml à 7 centimes…

 

 

 

 » C’est aussi la responsabilité de l’Etat « 

 

 

 

 

 

Selon Olivier Robert, c’est davantage vers ce public qu’il faut se tourner pour répondre au problème. «  C’est la responsabilité du consommateur qui doit être mise en cause, qui ne prend en compte ni les messages de prévention, ni les politiques de réduction des risques et met en danger les établissements qu’il fréquente  » explique-t-il, avant de pointer un autre responsable: les politiques mises en place.  » C’est aussi la responsabilité de l’Etat qui est engagée quand rien n’est fait pour encadrer, voire interdire les ventes de ces drogues de synthèse sur Internet.  » poursuit-il en invitant le gouvernement à se positionner :  » L’Etat doit lancer des campagnes d’information grand public et mobiliser les associations de santé jusque dans nos lieux. Il doit renforcer le partenariat avec les établissements de nuit en autorisant nos agents de sécurité ou ses propres effectifs à procéder à des contrôles plus stricts, dispenser des formations spécifiques sur ces nouvelles drogues ravageuses, développer et mettre à disposition des systèmes de dépistage des produits, mettre en place un guichet unique pour signaler les cas constatés. Il doit aussi et surtout prendre en compte la posture responsable des établissements et de leurs exploitants, exiger d’eux une obligation de moyens pour faire face à la menace et non une obligation de résultats pour atteindre un niveau zéro risque que nul ne peut garantir, pas même l’Etat lui-même « 

 

 

Un appel pour lever un tabou et faire bouger sur les choses, à lire en intégralité via ce lien.

 

 

Grégory Ardois-Remaud

Nantais d’origine, le jeune journaliste est un passionné avant tout qui aime s’évader dans le jardinage ou la littérature. Son talent caché ? Il connaît la bio de Louis de Funès sur le bout des doigts.