Le Marais repeint aux couleurs de l’homophobie à cinq jours de la Pride !

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Alors que le tout Paris s’apprêtait à célébrer une Pride sans accroc le samedi 30 juin prochain, le Marais, quartier LGBT de la capitale, a subi une très violente attaque nous rappelant encore une fois que l’unité de notre communauté n’a pas de prix, indépendamment de nos idées, de nos valeurs, de nos choix, de notre genre, de notre couleur de peau et de toute autre considération face à l’homophobie, seul véritable ennemi.

Depuis près d’un mois, la Mairie de Paris pavoise avec son titre nouvellement acquis de « ville la plus gay-friendly au monde ». C’est pourtant une nouvelle attaque homophobe qui a été perpétrée dans la nuit de lundi à mardi en plein cœur de l’âme LGBT de la capitale, le Marais. Les passages cloutés ornés d’arcs-en-ciel ont malheureusement été recouverts de peinture blanche et salis de cette immonde inscription : « LGBT hors de France ».

Ça n’est pas la première fois que des actes de ce style sont perpétrés à Paris (conservons en mémoire la triste affaire des « brigades anti-trans ») et pourtant, aucune réaction concrète n’a été observée de la part de la Mairie qui s’est contentée de quelques tweets pour la forme. Nous pouvons d’ailleurs souligner le courage des agents de Police de la ville qui mettent tout en œuvre pour empêcher ce genre de forfaits et qui doivent se sentir bien seuls.

 

Ainsi, il est important de revenir sur l’acte en lui-même et sur ce qu’il implique pour notre communauté : tous autant que nous sommes avons un ennemi commun, un ennemi discret, un ennemi qui veut laisser à penser qu’il a disparu. Ce genre d’actions existe pour nous rappeler qu’il n’en n’est rien et que le combat contre l’homophobie n’est pas terminé et qu’il est encore loin de s’achever. Face à cet ennemi, c’est une communauté unie et rassemblée que nous devons former.

C’est dans ce sens que toute l’équipe de Garçon Magazine formule le vœux que cette Gay Pride à venir se déroule dans la joie et la bonne humeur et que les querelles de bac-à-sable se déroulent à l’abri des regards. Notre priorité et de lutter contre ce fléau qu’est l’homophobie et nous garderons ce cap.