Interview : Troye Sivan, la star LGBT engagée

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Troye Sivan est le nouveau cover-boy de Garçon Magazine. Et à tout juste 23 ans, ce natif sexy de Johannesburg possède plus d’une corde à son arc ! Acteur, youtubeur, chanteur et auteur-compositeur, rien ne semble arrêter ce passionné aussi talentueux que modeste. Militant pour la cause LGBT, prôneur de coming out, l’artiste s’engage entièrement pour faire bouger les mentalités en alliant musique et humanité. Nous avons eu la chance de le rencontrer à l’occasion de la sortie de Bloom, son nouvel album.

 

Troye Sivan dans le clip « Dance to this »

Tu es souvent comparé à Madonna car ta musique peut évoquer Gwen Stefani. Le clip My My My ! rappelle le clip de Nelly Furtado, Maneater. Au final, quelles sont tes influences ?
Elles viennent de tous les horizons! J’écoute beaucoup This Mortal Coil, le Velvet Underground, Phil Collins, Madonna, Lorde, Franck Ocean, Taylor Swift… Je prends un peu de tous ces artistes, de-ci de-là, et je m’en inspire pour créer ma propre musique.

Ta musique, c’est de l’électro pop, mais tu as aussi un côté très « folk  » avec, notamment, The Good Side ou encore la version acoustique de My My My !. Il y a un autre genre que tu voudrais explorer ?
Pour cet album, j’ai vraiment suivi mon instinct, ce qui me fait vibrer. J’adore la musique en général, bien sûr la pop, la musique des années 80. Mais j’aime surtout la musique lyrique, celle qui te fait ressentir des choses. Il faut juste que ce soit fait avec honnêteté et que ça corresponde à qui je suis. Pour le futur, je n’ai absolument aucune idée de ce qui pourra arriver et c’est ça qui est passionnant pour moi. J’espère qu’un jour je ferais un album acoustique ou un truc auquel je ne m’attends pas pour le moment. […]

Tu chantes l’amour universel et il y a rarement de genre dans tes paroles… Pourtant, les médias parlent toujours de ton orientation sexuelle. Un artiste gay est forcément réduit à sa « sexualité » selon toi ?
Je ne crois pas. Tout ceci se passe surtout en coulisse à vrai dire. J’ai beaucoup de chance car les gens qui m’entourent ont toujours été très ouverts d’esprit et m’ont toujours accepté tel que je suis. C’est surtout grâce aux fans que c’est facile. J’ai été très ouvert et honnête dès le début. Si les gens viennent me voir en concert et achètent les albums, c’est pour ma musique. C’est juste l’industrie qui essaie de nous utiliser et de nous mettre dans une catégorie. Mais, dans le fond, tout le monde s’en fiche !

Retrouvez la suite de l’entretien dans le Garçon Magazine n°17  disponible chez votre marchand de journaux.

Crédit photo couverture : Jules Faure