Cédric Roulliat, l’architecte du fantasme

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Étonnant, interpellant, presque dérangeant, le travail de Cédric Roulliat nous a tout de suite frappés car les situations insolites de ces corps d’homme dans un univers épuré, créent un érotisme inhabituel et travaillé. Le modèle est magnifié, certes, mais le décor léché, souvent au premier plan, donne à son travail une représentation très architecturale. Du coup, ça change et ça fait du bien. Alors on le partage avec vous et on vous recommande de suivre cet artiste au talent très prometteur !

Propos recueillis par Christophe Soret

 

Cédric, peux-tu te présenter à nos lecteurs et nous retracer plus particulièrement ton parcours de photographe.
Après plusieurs années consacrées à l’écriture et à l’illustration de BD, je suis venu à la photographie pour les mêmes raisons : raconter des histoires, mettre en scène des personnages. La différence majeure étant que je suis passé d’une pratique solitaire à un travail collaboratif. Depuis peu, je prolonge ce travail sur des scènes de théâtre.

 

Normal Magazine présente ton travail en ces termes : « Cédric Roulliat a la volonté d’interpeller le spectateur, de le faire s’interroger et de l’emmener vers l’étrangeté » Comment qualifierais-tu ton travail et le côté « étrange » de tes photos où le corps passe presque souvent au deuxième plan ?
Ce qui guide mon déclencheur (si je peux me permettre), c’est le rapport théâtral entre un corps et un décor, le hors-champ, et un public invisible. C’est ce qui permet de faire surgir une émotion qui peut être purement esthétique ou bien liée à une narration plus spécifique. En contrepoint de l’étrangeté, il peut y avoir aussi une légèreté, une douce ironie. […]

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Crédits photos : Cédric Roulliat

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