Interview : Jeanfi « L’humour et le spectacle sont une thérapie et une façon de me soigner ».

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À 44 ans, celui qui est candidat dans la nouvelle saison de « Danse avec les stars » sur TF1 semble enfin voir sa bonne étoile lui sourire. Après avoir oscillé, pendant plusieurs années, entre son premier métier de steward et celui d’humoriste, le Nordiste a enfin décidé de se lancer corps et âme dans sa passion. Il faut dire que depuis son intronisation aux « Grosses têtes » de Laurent Ruquier en 2016, les représentations de son one-man-show, Jeanfi décolle, affichent complets et tous les médias se l’arrachent… Pas question que nous loupions, nous aussi, notre rendez-vous avec celui que l’on avait découvert il y a plus de deux ans. Entre deux entretiens, celui qui est célibataire [avis aux amateurs !] et qui se rêve en acteur a accepté de faire tomber le masque et de se raconter avec sourire et simplicité.

Propos recueillis par Grégory Ardois-Remaud

Quand tu étais enfant, tu rêvais d’être steward ou humoriste ?
Je voulais être ingénieur. Je ne savais pas ce que ça voulait dire mais ça me paraissait bien. Je disais même « ingénieur agronome ». Je voulais être près des animaux. J’aimais plein de trucs mais ni faire rire, ni voyager à travers le monde.

Comment t’es venue l’envie de travailler à bord des avions alors ?
Le hasard de la vie. Je n’étais jamais monté dans un avion avant d’être steward. Je suis parti à Montpellier, par amour, et aussi pensant y faire fortune. J’avais 21 ans. Ça n’a pas du tout marché. Je suis revenu célibataire et criblé de dettes. Je n’avais plus rien. C’est une copine qui m’a dit « Je te verrais bien steward » et c’est sur ces mots que je me suis renseigné. J’ai vu qu’Air France recrutait et j’ai passé la formation à Montpellier…

Quand tu évoques ce moment où tu es parti de ta région, loin de ta famille dans le spectacle, on sent comme un soulagement…
À cette période oui. Là, j’ai 44 ans. À l’époque, annoncer son homosexualité était beaucoup moins facile, bien que ça puisse être encore difficile. Je l’ai dit et je suis descendu à Montpellier pour pouvoir vivre ma vie tranquille et ne pas indisposer mes parents qui n’étaient absolument pas familiarisés avec ça. J’ai une soeur, lesbienne, qui avait fait son coming out avant. Ça faisait un peu beaucoup pour mes parents. En vieillissant, tu te dis que tes racines sont importantes et tu y reviens. Ce que j’ai fui à vingt ans, je le récupère aujourd’hui, et je l’apprécie d’autant plus.

Tu parles parfois de tes parents en termes « trash »… Quel regard porte tes parents sur ce que tu fais ?
Ma mère est ma première fan, c’est même ma muse. Elle possède énormément d’autodérision. C’est même elle qui m’a appris à en avoir. Quant à mon père, je crois qu’il est fier de moi.

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Crédit photo couverture : Pascalito